LE FESTIN DE BALTHASAR
pah SÉBASTIEN RHÉAL
Cette pièce de vers est incomplète. Le poëte a omis quelques-unes des circonstances les plus importantes de la scène décrite dans l'Écriture. On pourrait croire qu'il n'a pas revu la Bible avant de publier ses vers. Mais on ne peut que louer les deux strophes qui forment la moralité du récit :
Vous qui, dans vos banquets, aux feux des girandoles, Fêtez pompeusement vos muettes idoles
Et souillez la myrrhe et le nard , Vous qui, de votre cœur séduit par la fortune, Chassez Dieu, votre Dieu, comme une ombre importune,
Souvenez-vous de Balthasar.
Vous qui vous endormez sur la pourpre et la soie. Et trompant vos remords par une fausse joie,
Buvez dans le vase interdit, Vous qui méconnaissez les oracles sans nombre Dont Dieu vient vous frapper pour dissiper voire ombre,
Souvenez-vous du roi maudit.