‹ La poésie lyrique russeChapitre 10 sur 71 · NE T'ENORGUEILLIS PAS · texte numérisé non relu

NE T'ENORGUEILLIS PAS

Ne t'enorgueillis pas devant Belgrade, ô Prague,

Souveraine des pays tchèques!

Ne t'enorgueillis point par-devant Vychegrad,

Moscou, ville aux coupoles d'or !

Souvenons-nous : nous sommes des frères, nous sommes

Les enfants d'une même mère.

Aux frères il faut les embrassements de frères.

Cœur contre cœur, main dans la main.

Ne t'enorgueillis pas de ton bras vigoureux,

Toi qui résistas dans la lutte, Ne t'afflige pas, toi qui, dans le long combat,

Tombas foudroyé par le sort !

C'est un sévère temps que celui de l'épreuve,

Qui tomba se relèvera :

La miséricorde de Dieu est infinie

Et son amour n'a point de bornes.

Elles disparaîtront, les affreuses ténèbres,

Et depuis longtemps attendu.

On verra rayonner enfin le jour spleudide.

Les frères deviendront unis :

Contre leurs ennemis, tous alors, grands et libres.

Feront un front victorieux.

L'âme préoccupée d'une noble pensée,

Forts d'une seule et même foi !

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