‹ La poésie lyrique russeChapitre 14 sur 71 · L'ORAGE PRINTANIER · texte numérisé non relu

L'ORAGE PRINTANIER

J'aime au début de mai l'orage

Et ses premiers coups printaniers

Qui grondent dans le ciel d'azur,

Comme folâtrant et jouant.

Son jeune tonnerre résonne,

L'eau jaillit, la poussière vole,

La pluie a suspendu ses perles

Et le soleil dore les fils.

Des monts roule un torrent agile,

Au bois, sans fin, les oiseaux chantent,

Leur vacarme et le bruit des monts

Font écho gaiement au tonnerre.

On dirait qu'Hébé l'étourdie,

En nourrissant l'aigle de Zeus,

Tout en riant a répandu

Du haut du ciel sur notre terre

La coupe où frémit le tonnerre.

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