‹ La poésie lyrique russeChapitre 24 sur 71 · MOBILE COMME L'ONDE · texte numérisé non relu

MOBILE COMME L'ONDE

O toi, ma vague marine, Ma vague capricieuse, Que tu joues ou te reposes, Quelle vie splendide en toi !

Soit que tu ries au soleil, Reflétant le firmament, Soit que troublée tu t'agites Sur l'abîme furieux ; Ton doux murmure me plaît.

Plein de caresse et d'amour.

Je comprends ta voix rebelle Et tes plaintes prophétiques.

Reste à l'élément fougueux Fidèle, sois sombi e ou claire, Mais, dans ta nuit azurée, Garde ce que tu as pris.

Je n'ai ni jeté d'anneau En don sacré à ta houle.

Ni enfoui dans ton sein Une pierre précieuse, Non, j'ai, à l'instant fatal, Séduit par un secret charme, Enseveli dans ton sein Mon âme toute vivante.

J'ai coQuu des yeux, ô ces yeux !

Dieu sait comme je les aimais !

Je ne pouvais m 'arracher l'âme De leur nuit magique e^ ardente.

Dans cet insondable regard, Dévoilant l'âme jusqu'au fond.

On deviaaii un tel chagrin, Une passion si profonde!

Il palpitait, triste, enfoncé Dans l'cmbre épaisse de ses cils, Accablé comme le plaisir Et fatal con me la souffrance.

Et dans ces merveilleux instants n ne m'est jamais arrivé De les rencontrer sa as émoi Ni de les admirer sans larmes.

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