LE 18 AOUT 1865. EN ROUTE
Le ciel nocturne est si farouche Et si chargé de tous côtés, Ce n'est ni pensée, ni menace,
(1) Ausone.
Mais un sommeil fade et sans joie, Et seuls les éclairs de chaleur Dont les teuxtour à tour s'enflamment, Comme des démons sourds-muets, S;imblent s'entretenir entre eux.
Comme à un signal convenu, Tout à coup, un ruban de ciel S'illumine et aussitôt sortent Champs et bois lointains des ténèbres ! Puis de nouveau tout s'obscurcit, S'apaise dans la nuit subtile, Comme si, là-haut, se réglait Quelque affaire mystérieuse .