‹ La poétique de Schiller; essai desthétique littéraireChapitre 75 sur 97 · Ueher naive und sentimentalische Dichtung, p · texte numérisé non relu

Ueher naive und sentimentalische Dichtung, p

ressenti Tinfluence destructive des formes arbitraires et artificielles, ils en deviennent les témoins ou les vengeurs. Ou bien ils seront nature, ou bien ils rechercheront à reconquérir la nature perdue*. » Ici l'idéal est toujours l'aspiration vers quelque chose qui n'est pas, et, tout comme dans le passage précité, il est l'image magnifiée, non pas d'un avenir dont l'imagination entrevoit les perspectives lointaines, mais d'un passé vers lequel elle tend à revenir.

Enfin, lorsque Schiller traite de l'idylle, c'est toujours l'harmonie évanouie des facultés que l'idéal a la tâche de représenter, mais cette fois ce n'est plus vers le passé que regarde le poète, mais bien vers l'avenir : l'état d'harmonie et de paix n'est pas seulement le point de départ de l'humanité, mais il en est en même temps la fin suprême. L'idylle consiste précisément à représenter à l'homme l'image idéale, mais cependant concrète et réalisée, de l'état de paix et d'harmonie à laquelle son âme ne laisse pas que d'aspirer. Enfin nous apprenons que l'idéal consiste à écarter d'un objet toutes ses limites, et à représenter l'absolu et l'infini^.

Quelle est l'image que nous pouvons nous former de l'idéal d'après ces quatre définitions? Il consiste dans l'harmonie des facultés de l'homme maintenant divergentes, mais autrefois harmonieuses. Il est un but imposé à l'activité artistique, but qui consiste d'une part à remonter dans le passé pour y retrouver l'état d'harmonie qui y fut réalisé et d'autre part à imaginer un avenir où cet état évanoui ressusciterait. Enfin l'idéal est la représentation de l'infini et de l'absolu. Y a-t-il dans ces différentes conceptions quelque chose de commun et peut-on les ramener l'un à l'autre? Il nous semble que oui. La source de tout idéal est le mécontentement que nous inspire le présent. De là naît

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