Grammoni p
Le poèl d'idée aurait dû chai
de mètre, Le second vers est judicieuse*?]
i d'exprimer la marche rapid soldats. Mais quand nous arrivons aux troisième et quatrièini . surtout
pour le q est pas heureux ; puisque
g\i dp marquer encore la violence des mêlées, Alors raît fallu ou employer le mètre rapide de huit pieds on loppemçnt.
Quand on arrive au vers :
D'excîtor hxa vertu guerrière.
La méro pjpie s'impose. Il n'y a pas cl
B. Il aurait Fallu au contraire employer le onze pieds pour exprimer la grandiloquence de de celui dû buit pieds, aux deuxième, troisième et quatrii
don àe la combats»
La Muse aime
ed* dos lambeii» «lYtentUrds,
Et les tronçons brisés des glaives que leur
L< ployé 'I strophe, puisqu'on émel ici
4 e strophe.
Quel accompagnement sublime, Pour les chants inspirés du barde audacieux, Que le bruit du canon roulant de cime en cime, Ou le cri du coursier que la trompette anime, Ou le fracas du pont qui gronde et qui s'abîme,
Sous la bombe tombant des cieux S
Le premier vers de huit pieds a beaucoup trop de vivacité pour s'appliquer à la gloire et marquer l'accompagnement grave du canon, servant de sourdine à la victoire.
Le dernier vers au contraire est tout à fait à sa place puisqu'il marque l'action rapide de la bombe qui tombe du ciel en pluie de feu.
5° strophe.
Fier alors du péril, le poète partage
La sainte gloire du guerrier, Et cueille transporté de joie et de courage Quelques rameaux sanglants de son môme laurier.
Ici le poète revient avec raison au mètre de douze pieds, puisqu'il change d'idée. Mais pourquoi, au second vers, l'emploi du mètre de huit pieds? 11 ne se justifie en rien puisque ce vers ne fait que continuer cette pensée, qui est : de partager avec le guerrier la même gloire ; conformément au principe déjà énoncé plus haut : pas de changement d'idée, pas de changement de mètre.
6 e strophe.
ris mon génie obscur est loin de tanl d'au i Puyant la scène des corn' JYime mieux, sur les pas de Virgile et d'Hor Égu lient mes pas.
Le second \ sa place, car il s'agiî
intT ici la vélocité et la fuiLe luio des lieux du bat. Le quatrième vers pat contre n'a pas sa ra d'être,, étant donné que le poète n'a p txàter
quelque Tibur, mais veut atteindre, quand il le pourra, un si doux asit laisser vivre II faudrait
ici le pâtre de d ds.
Je laisse de côté les deux dernières strophes du ae ; aussi bien j'en ai dit assez pour montrer que oorceau, ;i hit parfois an heureux usage de ses mètres, il s'est fourvo; moins souvent en 1rs employant. Pourqm que la délicate instrumentation du vers lihi pail à son g omment dr> lors auraîuil pu
apprécier et comprendre celui de La Fontaine dont la versification, le style, la conduite de l'action conception des i >rden1 toujoui
reiïet d'en
l'CÈMËS A STItul'UK
Les pièces en vers libres étu<!
nanties strophes libres. On peut dénommer
celles qui ne sont pas composées de vers tous semblables entre eux. Dans les pièces en vers libres, le vers varie fréquemment et irrégulièrement ; dans les pièces à strophes libres, la strophe change de structure fréquemment et d'une manière plus ou moins irrégulière.
Une pièce en strophes libres peut se composer de strophes entièrement différentes les unes des autres, de môme que dans une pièce en vers libres le mètre peut changer chaque fois.
M. Grammont cite à ce propos, comme un modèle contenant des vers parfaitement adéquats à la pensée, aux descriptions et au développement harmonique, cette pièce de Musset : Souvenir des Alpes. Se la transcris ici. Les explications données plus haut commenteront d'une manière suffisante ce poème dans lequel le poète et la Nature sont en jeu tour à tour:
Fatigué, brisé par l'ennui, Marchait le voyageur dans la plaine altérée, Et du sable brûlant la poussière dorée
Voltigeait devant lui.
Devant la pauvre hôtellerie Sous un vieux pont, dans un site écarté, Un flot de cristal argenté Caressait la rive fleurie.
Deux oisillons dans un pin d'Italie En sautillant s'envoyaient tour à tour Leur chansonnette ailée où la mélancolie Jasait avec l'amour.
niant qu'une mule rétive Piétina te dieu joufflu,
toucher aux fleurs de la rive, nr monta sur le pont vermoulu.
Là, le - "m plein d'un triste et doux mystère, Il s'arrêta silencieux, Le front incliné vers la terre ; L'ardent soleil séchail les larmes de ses yeux.
fortune l Supplice enivrant des amours ! Ote-moi, mémoire importune, te -moi ces yeux que je vois toujours!
Pourquoi dans leur beauté supr Pourquoi les ai-je vus briller ?
Tu ne veux plus que je les aime Toi qui me défends d'oublier!
Comme après la douleur, comme après la temr.
'rtime supplie encore et regarde le ciel, Le voyageur levant la tète, Vit les Alpes debout dans leur calme éternel.
Et devant lui le sommot du mont Bose, Où la neige et l'azuj *nt
Si parmi nous tu descends un moment, Ce*! la» blanche Diane, où ton beau pied se pc
Les chasseurs de chamois en savent quelque çh
Lorsque sans peur, mais non pas sans dan A travers la prairie au matin fraîche écln On les voit, l'arme au pots a s'engager.
iue le soleil, paisible et fort à i Brûle, Btna la dorer, lu cité milanaise, Et dSUfl cet lu i fit d'ennui,
S'endorl de lassitude ■ lui tut,
hiliM
La mpntagne se montre : — à vos pieds est l'abîme ; L'avalanche au-dessus. — Ne vous effrayez pas : Prenez garde au mulet qui peut faire un faux pas ; L'œil perçant du chamois, suspendu sur la cime, Vous voyant trébucher, s'en moquerait tout bas. Un ravin tortueux conduit à la montagne. Le voyageur pensif prit ce sentier perdu ; Puis il se retourna ; — la plaine et la campagne,
Tout avait disparu.
Le spectre du glacier, dans sa pourpre pâlie,
Derrière lui s'était dressé ; Les chansons et les pleurs de la belle Italie
Devenaient déjà le passé.
Un aigle noir planant sur la sombre Verdure Et regardant au loin, tout chargé de souci, Semblait dire au désert : Quelle est la créature Qui vient ici ?
Byron dans sa tristesse altière, Disait un jour, passant par ce pays :
. « Quand je vois aux sapins cet air de cimetière, Gela ressemble à mes amis. »
Us sont pourtant beaux ces pins foudroyés,
Byron, dans ce désert immense ; Quand leurs rameaux morts craquaient sous tes pies Ton cœur entendait leur silence.
Peut-être en savent-ils autant et plus que nous, Ces vieux êtres muets attachés à la terre, Qui, sur le sein fécond de la commune mère, Dorment dans un repos si superbe et si doux.
Dans une autre pièce : Le Rideau de ma voisine, Musset a employé le vers de sept pieds qui exprime, par son rythme boiteux et sautillant, les idées de dépit :
Le rideau de ma voisine Se soulève lentement.
Elle va, je l'imagine
lire l'air un moment.
On entrouvre la fenêtre :
Je sens mon cœur palpiter. Elle veut savoir peut-otre
e suis à guetter.
Mais hélas ï ce n eat qu'un rêve ; Ml voisine aime un lourdaud Et c'est le veut qui soulève Le coin de son rideau.
Le vers de sept pieds exprime aussi l'imprécation comme dans la $uit d'octobre 6h nous trouvons encore C6 Baôtre 1 . Son allure baccadée, ses c \ + 8, 3 + 4, 5 + i ou 2 + 5, est le type accom] de la boiterie 1 . Il exprime alors un sentimen quoique sans espoir [Le Rideau de ma voisine) ou uo éclat de haine et de colère contre l'infidèle :
Honte à toi qui la première
M'as appris la trahison,
Et d'horreur et de colère
M'as fait perdre la ru
Honte à toi, femme à l'œil sombre,
Dont les funestes an
Ont enseveli dans l'ombre
Mon printemps et mes beaux jours...
(La Nuit (Toctobrç \)
1 . Musset n'a usé que dans ces deux pièces du vers de )!. Gramrnont, p. 1 >
i s lecteurs désireux do poursuivre l'étude <Je^ itrophci libres pourront consulter le Lac de Lamartine où deux types de strophes ; et parmi nombre de pièces de 1 '
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tous ; Nopùtéon //