‹ La poétique française: le présent et l'avenirChapitre 33 sur 53 · Voyez Considérations, etc. (Champion · texte numérisé non relu

Voyez Considérations, etc. (Champion

L'homophonie des voyelles étant établie pour qu'il

ne doivent pas être tule-

rro d'eau, tombeau . pain, m;

quand les vers riment deux a deux ; mai elles

tes à une rime riche, chaque tv.is qu'il

n'y a pas de r - rime partie

Musset en offre de nombreux iples, et c'est ce qui lui valut le mépris de Coûte une partie de L'Ecole Parnassienne! Sa gloire d'ailleur porte pas plus mal !

maintenant, mon Dieu, qui lui rendra la vie ? -lus pur de itmsang lu l'avais rajeuni Tout ici, comme alors, est mort avec le temps, Saturne est au bout du sang de ses en!

{Roi

Un autre principe à retenir est celui-ci ; Deux mots imenl que si leur voyelle tonique est horaon outre s'il y a entre eux homophonie f môme son) de toutes les consonnes prononcées suivant cette voyelle, ou, si la voyelle esl tinale, de la consonne précédente, Ainsi tenir rime fort bien avec banni avec fini : moi avec toi ; Danaé avec ne est dite riche quand elle présente Vhornophunie d'un élément de plus que ceux signalés

t. Grammont, p.

2. Dans cet exemple la consonne précédant ta voyelle tonique ne s'écrit pas, mais eile existe, a c'est une sorle de souffle analogue à l'esprit doux dea Grecs »,

\MMONT.)

comme nécessaires dans les cas précédents, mais non pas, comme on le dit communément, quand elle est instituée par le même son de la consonne d'appui ou précédant la voyelle tonique.

Kxomple : Itannir et finir; partir et sortir; noir et soir (war N ; Danaè et Pasiphaé.

Comment se comporter pour la rime avec les consonnes suivant la voyelle tonique et ne se prononçant pas ? Faut-il on tenir compte ? Non. C'est ainsi qu'étranger rime avec change et changes; remords avec mort, cor, hrti % fort.

Au métier où je tisse en fleurs qui leur ressemblent lK>M les fils font trembler .ma maia qui les assemble.

V H. r»K Hk>ùmek« Chùmvte et les Sirènes.*-

Pour uue raison identique les mots suivants riment parfaitement ensemble :

Tomkiw; el turitaft; toit et toi; pa/ron et tronc; vnî et botif?V<«* ; craf*i*<f et pr&*~

Kt ces! pourquoi il est ridLmïe de tricher sur For- Iho^raphe aria de rendre la rime bonne à la fois pour i\ei! eî pour :\>ret;a\

\s*;,** £«vi:* »'>; i*»yc\» «t*I ^a. 3&tf ^c*-**,.

L>reu:e — Avec t ortfc^rap&e correctement mise — aurait e;e s&us&ifc* <?t U ruae dl en eût pas été

lUsUtxs bottue.

Youcv^us p»*> «^ juàÎîcw»» parole* de Qoichetac : * Noïre poésie a c\>as*rTte vie* w^les metkuleu-

» ses de Malherbe * bien des entraves que la raison » ne justifie pas. Si la logique avait présidé à l'éta- » blissement des règles de la rime, toutes les con- » sonances que l'oreille aurait déclarées pareilles, » quelle que fût leur orthographe, auraient pu être » associées. »

L'erreur de Victor Hugo ne consiste donc pas à faire rimer Londres avec confondre qui offrent une complète identité de son, mais à se croire obligé d'écrire Londre pour obéir aux lois pétantesques de Malherbe. « Encores, disait Ronsard, je te veux bien » admonester d'une chose très nécessaire ; c'est » quand tu trouveras des mots qui difficilement re- » çoiventryme comme for, char etmille autres, ryme- » les hardiment contre fort, ord, accord, part, renart, -» art, ostant par licence la dernière lettre / du mot » fort et mettant for' simplement avec la marque » de l'apostrophe * ; autant en feras-tu de far 9 pour » fard pour le rymer avec char. Je voy le plus sou- » vent mille belles sentences et mille beaux vers *> perdus par faute de telle hardiesse, si bien que sur >y or je n'y voy jamais ryme que trésor ou or pour *> ores, Nestor, Hector, et sur char, César. »

Loin de remettre en honneur le système de la rime pour l'oreille, les prosodistes romantiques s'effor-

i. Voyez notamment son extraordinaire Commentaire sur Des- Po-rtes.

2. La dernière prononciation ne tenant pas compte de la lettre terminologique de ces mots, il n'y a par conséquent aucune néc fe«sité d'en modifier la graphie.

resserrer de plus en plus la camisole d dont parlai! Henri Heine.

J\ij de toutes ces conventions faites po

ne reste debout actuellemenl de / v que d'aucuns persistent à i ver encore, & brève échéance elle disparaîtra, ment bail ne en brèche par des po* oapt

illeurs d ration actuelle.

Comme l'a hit remarquer M. Guj - poèl

modernes, m lonstdér&l

notre langue, ont des rîmes tellement unii< que, le plus souvent, si Ton connaît Tune, on prévoir l'autre. Comment celle uniformité rj duirait-elle pas une monotonie de la pi

« Rappelons que Victor Hugo lui-même, malgré » son génie, tourne dans un cercle de mots

iiventtrop toutes les fois qu'il emploie le

» moi d'amener le mol

» pour avoir une consonnance parfaite ; lu*>ur fa

» flambi i l'on a >ute

» rapprochement inévita]

» seules rim les, de

» et de d/>s<ts(r<> ou p on verra combie

es modernes est forcée de » nir sur elle-même, de se n-j ontourttà

» pour se soumettre à des entraves souvent arl

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