‹ La poétique française: le présent et l'avenirChapitre 34 sur 53 · L'Esthétû/ue du vers moderne · texte numérisé non relu

L'Esthétû/ue du vers moderne

» res. Avec cette forme trop pauvre, il serait telle- » ment difficile d'être original en vers, qu'on com- » prend ceux qui cherchent l'originalité dans la » fausseté des idées et des images, comme l'ont » fait souvent Baudelaire et ses successeurs ; il y a » un moyen suprême de tirer quelque chose de » nouveau des vieux mots et des vieilles rimes, c'est » de chercher entre eux des alliances impossibles et » des rapprochements absurdes. »

Le poète supplée ainsi à son indigence en payant avec de la fausse monnaie.

Il faut aussi réagir contre l'idée tendant à ne pas faire rimer un mot, terminé par une voyelle ou une consonne ne se prononçant pas, avec un mot terminé par une consonne susceptible de se prononcer, si le mot est étroitement uni à ce qui suit.

En dernière analyse : « Lorsqu'un mot, terminé » par une consonne qui ne se prononce pas à la » pause, est lié de telle sorte avec le mot suivant » qu'elle doive se prononcer, il ne peut rimer » qu'avec un mot terminé par la même consonne se » prononçant l . »

A défaut de cette règle, le poète ne fait que des vers sans rimes, comme Hugo rimant Austerli/z alibis ; fournis mm.; Reims Alexandrins; Paphos faux ; mourir Ruth ; jamais Meta ; courti/ (se prononce courti) etpisti/; ou comme Larmartine : glissen/ et gisent ; mer et aimer.

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