‹ La poétique française: le présent et l'avenirChapitre 35 sur 53 · Grammont, p · texte numérisé non relu

Grammont, p

Je disais plus haut qu'habituellement la rime si santé esl préférable a la ri in e riche; cri du n ,»ais être trop riche ; si l'homop]

dépasse deux syllabes, le poèLe semble faire de mots et le poème perd sa valeur. Exemple:

rimant dans T, Gautier, avec les petits pii déserte, dans Lamartine, rimant a^ dans Musset, avec tombe.

Le chansonnier Lmile Debrauxa montré Tin:

de la consonne d'appui dans le couplet suivant» rîr

ichement pour l l'oreille :

voudrait que je répétasse Pour obtenir un bon bUl Alors, on remplirait ma tasse U'un vin plu» sucré qu'aigrelet.

Mai» qu'on m'approuve ou me conlr J'ai mis tous mes livres en tas, Et j'aime mieux, sur ma parole, Les livresque tu m'appon

Par contre! le couplet suivant, quoiqu*- Péril, lui semble bien rime pour roreille ;

Plus d'un aveugle, au sommet du Parnasse, Fit retentir de sublimes accords;

ut citer, parmi ceux qui **y placent, Miiton, Homère, et puis

mrtls les accents que soupirent Les favori» des immortelles sœurs ?

Jupe éclairé des enfants de ia lyre, nie seule en connaît la valeur.

u 11 est difficile, dit M. Quicherat, de faire i

critique plus fV> dés règles mélî< de

[herbe, bien des entraves que la raison ne justifie pas gique avait prési

l'oreille aurait dé pareilles, çuolle «jue

aphe, auraient pu Ch. Tharot termine son savan h- la

aciation française depuis èncement du

ifolière, les La Fontai leau aioni tiî leur r

ntla terminaison avait la même orllm-

se soient prn buc-

5, d'en associer d'autr s'impri-

i L pas de même , faisaienl desrîïu m s'incline d(

<m bien venu à |

>u d'un vers tout différent du v r d f uu instrument puissant et souple, éias-

ant ? En réalité, on peut dire de Victor

►ntaine : qtfû Îqt\

ils, bien

nt qu'un mauvais outil h leur dis] :hercher, comi

ux tout iï\\}\luidr-s hommes, les romantiq leur modeste ambition à rapprocher de la

drin f aun

l'enjambement et de la

faire beaucoup de bruit }» a dés

: peine d rit&ge du pas: i-rands tranche-n s on

répudié tout ce qui donnait au vers une empreinte caractéristique ; mais ils ont

liques la proscription de l'hiatus et les dépurations de l'orthographe ei de la prononciation. 11 omprendre qu'en pn i-le, Henri Heine ait reculé d'épouvante et qu'il se soîl écr

Je mourrais pour la France ; mais...

redes vers français, jamais â î

M G aris ajoute ce commentaire aux ps

ira-t-il donc chez nous que n les g, qui, pour la pron

» pour 1 iphe, s'affranchissi

u prétendus scientifiques, H la hardiesse d'un

(lierai ou d'un Thurot n 'amènera- 1 elle

«I pr

» poésie un

néritera) n mente de tous ceux qui la te

&e figurent pas avoir r » ce 5te dont H

lillîuumin.

» criminel, ou qui pis est, ridicule, de vouloir chan- » ger ou même examiner les dogmes ? »

C'est à peu près le vœu que formulaient Sibilet et Pasquier après l'effondrement du vers métrique. Fasse le ciel qu'aux grenouilles qui demandent un roi, Jupiter n'envoie pas un second Malherbe i !

Variété des rimes.

La question de la variété des rimes est importante. L'alternance a été décrétée, je ne sais trop pourquoi, au xvi° siècle, et depuis, la poésie est restée — sauf peu d'exception — fidèle à cette règle. Il faut dire aussi, qu'à l'origine, en alternant les rimes, on avait voulu réagir contre la monotonie résultant de l'emploi des rimes ou toutes masculines ou toutes féminines.

Mais cette alternance des rimes masculines et féminines, primitivement admise, est absurde aujourd'hui. Les poètes actuels qui n'ont plus observé cette règle ont eu raison : leur tort est d'user au hasard de l'une ou l'autre rime. Le hasard ne fonde jamais rien en matière artistique. Le règlement de l'alternance était fondé, à l'origine, en grande partie sur le désir d'éviter l'assonance — la prononciation étant alors toute différente de ce qu'elle est devenue. La règle aurait dû changer en môme temps que la

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