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En jomrae : « il est évident que notre poésie doit
> irriv**r i brève échéance i ne pôxs compter qne les » e »pi ** pronoacenfc et i néçti^er ceux qui sont » réellement ariets. >otre vers ae poarra qa> ga-
> ^aer en socoriie ! ■»
Eu c'est pourqnoi. je pense qn on ne saurait appr.'aver en poésie Rivaroï. écrivant : « Le son de Te
> mï^. toujours semblable à la dernière vibration
» des corps sonores, donne à la prononciation de la » langue française une harmonie légère qui n'est qu'à » elle ». Et si Gounod, au dire de M. Emile Faguet, comparant le texte français : « Salut, demeure chaste et pure » au texte italien correspondant, s'écriait : « Vivent les e muets ! », c'est qu'il s'agit ici de musique et non de prosodie : deux choses qu'il ne faut pas confondre :
D'ailleurs, remarque avec raison M. Grammont : « L'e muet qui n'existe dans les vers que par une » prononciation artificielle, quoique obligatoire, ne » vaut pas pour la modulation une voyelle plus nette » et mieux timbrée i ».
II) La diérèse.
Il faut considérer ici des groupes de deux voyelles qui ne sont pas e et dont la première est i, ou, o, ù. Ces groupes doivent-ils compter pour deux syllabes ou pour une seulement ?
Tobler donne à ce propos une excellente étude historique.
Mais la question est d'autant plus complexe qu'on trouve des contradictions à cet égard souvent chez le même poète.
Hugo compte ainsi ouest tantôt comme deux, tantôt comme une syllabe ; de même truite; hier 1 .
2. « L'ancien français n'emploie hier que comme monosyl- » labe ; comme on devait s'y attendre d'après la phonétique, ce
Sous les verts marronniers et les peuph'-ers blancs
(Musset.) ( ;
C'est ainsi qvCécu-elle ancien français, est devenue écuelle dans Mendès ; di-acre anciennement est devenu diacre.
A côté de cela, assiette, dans Musset, devient assiette avec Augier; bruire devient sans raison bru-ire; piéton (ancien français) se change à tort en pi-èton.
Cette confusion provient de ce que les poètes appliquant ici sans raison les principes supérieurs de la métrique « ont parfois des audaces irréfléchies qui » les jettent en dehors des règles les plus certaines, » ou au contraire hésitent à briser les entraves d'au- » très règles que rien ne justifie * ».
Certains hiatus ont disparu même après les liquides r ou l comme fruit, bruit. *
Ien. — Les mots en ien, dissyllabiques jadis, ne le sont plus. Historien, musicien, bohémien.
Adri-en, neustri-en rentrent dans la règle générale.
Io?is-iez. — Les terminaisons : ions, iez sont dissyllabiques quand la liquide r est précédée d'une consonne : ver-rions ; voudr-iez.
Le principe doit être : la fusion la plus grande des hiatus en diphtongues: li-erre s'est changé justement en lierre.
let-iette. — Sont dissyllabiques. Pourquoi ? On prononce diè-te, miet-te, assiet-te et ce sans plus de raison que si Ton dièait : ari-en, histori-en.