Becq de Fouquières
Ouet'ouztte* — Sont monosyllabe
f quand les liquides roupies précèdent ttê, fen* — (Avec le son ianJ] On dil &c\ Pourquoi ne pas monosyllaber ce mot ?
/elle. — Pourquoi scande-l-nn nielle e!
lieu de prononcer vénielle f — IHogisn leux* — On dit ci
st ajassi élégant.
/on, — On devrait contracter au lieu d< ces mots. Leur allongement : nal lieu de nation, création, gène le vers et empérl remploi des vocables de ce genre.
lom-iez. — Pourquoi la routine exige-t-elle que le deux personnes pluriel de l'indicatif présent etdi pératlf des verbes en ier soient dissyllabiques
«mime le subjonctif : que notJ S mêmes personnes sont n syllabiques a l'imparfait et au subjonctif des autre verbes (nous Uom; il faut que vous d
diez). Et cela, dit-on, parce que la terminaison l'infinitif est dissyllabique. Mais pourquoi
g? Gitt-rnr n'a-t-il pas autant de raison qu'à to-cier que dossier, Uccn-cier que
ier que mer-cier, men-dier qo nier <pi*' }><i- o-pier qu
La poésie devrait et doit rechercher l'euphonie elle y arrivera en supprimant ces diérèses et en ad mettant la synérèse partout où ce sera possible.
tâche est de fondre à l'intérieur des mots les voyelles en diphtongues et de n'user de l'hiatus que là où la prononciation l'exige absolument. Vauvenargues prétend que la bonne poésie abrège la prose et que la mauvaise l'allonge. Les règles versifîcatrices bu zarres que nous venons d'examiner et qui séparent, on ne sait pourquoi, la langue poétique de la prose, doivent raréfier beaucoup les bons vers. Il importe de franchir l'huis entrebaillé, par Hugo pour admettre certains mots, mais si vite fermé sur d'autres mots laissés dehors, non pour cause de roture, mais pour celle de longueur. Il y avait un moyen bien simple de les contracter, comme nous l'avons vu.
III) L'h aspiré.
Cet h ne s'aspire ni ne se prononce en réalité.
Sa seule raison d'être consiste à déterminer une prononciation particulière devant lui, en supposant à la liaison d'une consonne ou à l'élision d'une voyelle.
La langue tend à supprimer Vh aspiré et ses effets, à rencontre des grammaires et de l'enseignement. Mais la révolution est loin d'être accomplie encore.
La Fontaine élide parfois une voyelle devant un h aspiré.
Très mauvais gîte, hormis qu'en sa valise.
Et Voltaire :
Je meurs au moins sans être haï de vous.
De tels exemples n'ont rien de choquant et se
is dommage aucun pour ta po
dans VEpave dit j A mare* Aaute !
ormes de IV muet, do la d seronl accomplies, le vers de R ichira d'un compl
langue vraiment vivante. Il p
ii harmonie»
Structure de l'Alexandrin.
aatre réforme qui servira puissam m le l'avenir Louche à la structure duvei
Jus iècle le vers par excellent
§ do di^ syllabes, césure : 4 -f- 6« Depuis temps il était oublie. Fabri l'appelai l dans sa /M
antique m ithmer. Au temps
mi le considérait comme plein de lourdeu maniable. Thomas Sibillet, dans son Art paru peu avant la Pléiade, écrivait: « Le vers d » pieds est très usité, parce qu'il est en Fi » qu'est en latin le carme héroïque. » Et il ajoutait
L'espèce de l'alexandrin est moins fréquente i » peut proprement s'appliquer qu
raves, comme aussi au poids do l'oreille se I
U JH'-
i. Le m^me pôèle a écrit dans S<
Que je suis malheureux 1 Et hier eucor y
Mm :
Au dire de Pasquier « le premier qui remit les » alexandrins en crédit fut Baïf en ses Amours de » Francine, suivi depuis par du Bellay au livre de » ses Regrets et par Ronsard en ses Hymnes ».
On trouve dans Y Art poétique de Pelletier cette remarque : « Le genre épique est le vrai usage dé » l'alexandrin,, car le décasyllabe était trop court. » — C'est en somme à Ronsard que revient l'honneur d'avoir rétabli le grand vers. Il eut tort d'ailleurs de ne pas lui rester fidèle et quand, afin de se conformer à l'opinion de Sibillet, il revint au décasyllabe pour composer son poème épique de la Franciade, l'ampleur de sa pensée se trouva gênée dans un moule aussi étroit et la période poétique ne put suffisamment s'y étendre et s'y soutenir. La faiblesse de la Franciade provient en grande partie de l'emploi du décasyllabe beaucoup plus monotone que l'alexandrin, même gauchement manié.
Mais heureusement Ronsard revint à l'alexandrin et il n'est que de lire les vers que le poète composa dans ce mètre pour se rendre compte de la liberté comme de l'aisance un peu lâche, et pourtant agréable, qui s'en dégagent.
C'est ainsi qu'au point de vue du repofc de l'hémistiche, on peut trouver dans les poèmes du chef de la Pléiade, aussi bien que dans ceux de ses successeurs et élèves immédiats : Desportes, du Bartas, Bertaut, bien des vers où la césure est marquée, et même vigoureusement, à d'autres places qu'à la sixième syllabe (déjà)» Exemple :
Césure au deuxième pied :
Ce peuple, | ensorcelé de superbe et de rage.
Césure au troisième pied :
Soit que Dieu | desbrouillant le chaos peu à peu
Césure au quatrième pied :
Où mainte nef | suivant la raison pour son ourse. La maladie | afin qu'elle ait meilleur marché.
Césure au septième pied :
Et sitost que la nuict brune | estendra ses ailes... Seule pourra donner fin 1 à nostre voyage.
Césure au huitième pied :
Ceux môme qui ne font mestier | que de piper... Et tient dessus le front de Dieu 1 ses yeux collez.
Césure au neuvième pied :
Et la fidélité d'un valet | franchement
Couché sur son estât...
La voix mesme qui m'a consolé | tant de fois.
Césure au dixième pied :
Les murailles de Rhode et de Belgrade | en poudre.
(Du B ART AS.)
On remarquera que les césures, bien que ne disparaissant pas complètement au sixième pied, ne font qu'y glisser rapidement sans laisser presque de trace, sauf pour autoriser, à la rigueur, un léger repos.
Chez tous les poètes du xvi e siècle, on trouve d'innombrables vers ainsi rythmés, mais pouvant se scander classiquement. D'ailleurs, dans les œuvres
de Boilenu et surtout de Racine si habile h forme normale de l'alexandrin, on en rencontre d'une cadence aus- Mais chez les poêles pi
dant l'époque classique, je remarque beaucoup de latilude dans les figures rythmiques. Le sens chez eux ne coupe pas toujours le pend
oujours les hémistiches. Ils observent généralement la règle classique du repos au milieu du
tenus de B'j astreindra toujours et
comme on Ta dit: « ils ne font pas invariable;
rder le mouvement de la peusée avec celui du vers
lt> pratiquèrent aussi l'enjambement ;ub-
1 pas inflexiblement le repos du dernier
hémistiche. Mais leurs rejets, emp isard,
prêtaient, entre des mains inexpérimentées, quelque
bilitéau vers: Tenjanii drin une tendance fâcheus
pandre au delà delà mesure normale d< sylla-
bes. Disons bien haut pourtant de l'alexandrin, si sensible
iez Pierre de Ronsard par une scieno lyriques que Desportes etBer i-mé*
quoiqu'on ait prétendu, poussèrent très loin dans les combinaisons des di\
L'alexandrin revêtit avec Malherbe one * forme formais, plus de rejets d'ui Tau-
Kjanibeu,
orges PeJ lissier, La Vie fi
intérieurs ne laissant aucune trace re ni
dïane. Ce vers est assujetti à des lois inflexible Malherbe isole chaque unité métrique, la sépare fragments égaux, et fait concorder sans variation le divisions rythmiques avec celles du sens. Lai drin est alors un tout, indépendant de ce qui pr cède et de ce qui suit. Chaque hémistiche devient, de par son entité rythmique, complète en soi, un de six syllabes dans un vers de douze. De tels n< son t essentiellemen t symétriques, Us ont dei « fixes : à la douzième et à la sixième syl labiés, quant, chacun, un repos obligatoire. Le dessin vers est d'avance déterminé dans ses grandes lignes Les combinaisons du rythme ne sont lai l'oreille ni au goût du poète, en dehors de ments de six syllabes, sortes d'unités partielles chaque couple représente Tuai té totale: m Kntredeu » hémistiches, de même qu'entre deux vers, il » pas combinaison, mais simple juxtaposition.
Malherbe, dans sou rôle de redresseur des loris i la poésie française, ne voulut pas comprend r chose : L'infériorité de la langue en fait de tion, L accent placé sur les syllabes est uniforn par cela même, le vers est dépourvu du mélan brèves et de longues qui donnent, chez d'autres pies, à*la déclamation poétique une mélodie presqc musicale 1 - Le vers français se prononce sur u
1. La très savante dissertation sur le Rythme de M min ne saurait modifier mon sentiment à cet égard : I français et les t'rosodies modernes, p
ton, sans que la voix s'élève ou s'abaisse jamais. Il rend — ayons le courage de le dire — un son assez monotone. C'est pour remédier à cette faiblesse que les poètes de la Pléiade, Baïf surtout, avaient composé des essais métriques reposant sur de prétendus dactyles ou spondées, afin de rapprocher leurs vers héroïques de l'hexamètre d'Homère ou de Virgile. Du Bellay, tout en souhaitant l'introduction dans la poésie française de tels mètres, s'est d'ailleurs garde d'y recourir.
Prosper Marchand s'exprime ainsi à propos de ces tentatives métriques : « Quelques-uns ont voulu rê- » former notre poésie selon les quantités et mesures » latines. Mais cela est si froid que rien plus, et il est » bien asseuré que de telles œuvres ne vivront pas... » Nous ferons toujours nos vers nmrs, car sans rimes » ils ne sauraient être vers ! .»
Or, que veut Malherbe ? Avant tout réglementer. Il s'attaque à la rime et il n'est que do lire son Commentaire sur Desportes pour se rendre un complu exact de ses proscriptions. Quelques-unes sont logiques ; d'autres le sont moins ; d'autres enfin ne le sont pas du tout. C'est bientôt dit de prétendre que Malherbe veut enlever au vers français : l'abus des métaphores, l'enflure, l'afféterie, le ton déclamatoire, l'étalage pédantesque de l'érudition. Mais par quoi les remplace-t-il? Par un art tout artificiel, un défaut de simplicité, un manque d'imagination qui fout de