‹ La poétique française: le présent et l'avenirChapitre 7 sur 53 · Grammont, p · texte numérisé non relu

Grammont, p

2. Voyez La Grande Mademoiselle, t* partie, par AjtvM<* Barine.

l'accent rythmique de la sixième syllabe, mais simplement on affaiblir l'accent tonique : ce qui est fort différent.

Les vois de Racine, que l'usage a qualifiés de tritttètres, on! élé dénommés ainsi parce qu'ils présentenl une expression importante, un dqi

relief, placé dans une mesure lente, puis suivant un mot insignifiant portant un accent tonique moins accentué que le sien, et par conséquent marquant une gradation : Exemple :

Roi Bans gloî | re, j'irai | vieillir | dans ma famille

dit à Arcas Agarnemmm qui fait porter tout le poids de son dédain sur le terme vieillir,

'Mais qui ne voit que ce prétendu Irimetre n'est pas antre chose qu'un vers compose de façon « à mettre particulièrement en relief les mots contenus dans la mesure qui suit la coupe de L'hémistiche » et que ce vers, qui n'a de trimetre qu'une fausse apparence est et reste, malgré tout, un alexandrin clas-

sique \

t. tïrammont, p, 57.

Dans la scansion du verB ;

Roi sans gloi | re, j'irais | vieillir | dans ma famille |

al Ton s'étonnait de voir la syllabe re ne pas compter dans la première mesure du vers, je dl e pas y revenir, que

dans les vers français une mesure se termine toujours avec une syllabe tonique (lasyiJabe f//oi, ici, termine la première me — et que la syllabe muette achevant les mots (ici, c'est re) fait partie de la mesure suivante principe & ne pas oublier.

t) Mauvais emploi de trimé tret,

\ te de disloquer le « grand tulrin et de foire basculer la balance emploie parfois de faux trimèlres, # pas quand il composi s sans accent toni-

que sur 11 e syllabe, c'est-à-dire en suppri-

laut la césure après c «be, mais quand il ne

se préoccupe point de rythmer nettement les douze s du vers. Exemple :

Oui ! Mon père ne m'eût point pardonné. Je croi,..

Dans les vers suivants le rythme est, au contraire, 'une netteté absolue parce que chacune des douze syllabes se détache précisément les unes des autres :

Sur les murailles, sur les arbres, sur tes toits.

Leconte de LlSLE.

Et de même, quoique puissent dire les détracteurs, rs de Rostand est un Irimètre très net, à cause du détachement de chaque syllabe :

Mais je marche

Empanaché | d'indépendance | et de franchise.

[Cyrano de Bergerac.)

Voici maintenant un tétramètre tiré des PIr

l'admirable pièce de M. Rivollet qui vient d'être jouée à la Comédie-Française.

imploi de ce vers à césure ternaire, loin d

de la prose à douze pied*, comme on Va prétendu, marque l'apparat de l'arrivée des Phéniciennes à Thèbes , en am ba S ra rd i n aire.

vu venir ces étrangères Par la rou | te encor H | bre d'Aulis | ... C'est à vous Qu'elles veulent parler

Ce mètre marque la gravité et la dignité du co parvenait dans la ville. Je me demande pour quoi on Ta critiqué. Quoique non parnassien il a alternent sa raison d'être, et la césure ternaire, clairement accusée, insiste, avec ses battements quadruples, sur le chemin suivi par les étrangères et sur h s Vieillards Thébains auxquels les Phéni nés désirent parler,

Car — qu'on m g'j trompe pas — il y a dans Te pîoi d'un tel vers autre chose qu'une entorse à la prosodie classique, comme te prétendent les simple L'oreille, ici, n'est nullement choqu e me

y, entièrement pour ma part, à l'opinion de l'excellent poète Birollet, nVêcxivant: « L'oreille ne re, en pareille matière, le meilleur guide et le plus si toi cent fois, oui î

< m figues et

J'ai défini romantique le verfl -ans accent rythmique snr ! il y a des télramélres romantiques el des trimetres non romantique;

1) Tetra pies. Exemple:

— lo

Des rochers nus, j des bois affreux, | l'ennui, j l'espace

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