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Gôupqùij pour l'invention et les développements, sontd'une extrême sécheresse. Elles ont été, avant tout, composées pour, servi** de leçon, de sorte que les personnages, aormaiw ou dieux,. ne sont là que coûime un vêtement i^<mv la pensée. JElles sont loin d'exprimer avec la même vérité les traits de la vîa des animaux. C'est un ^défaut qui se rencontre quelquefois chez les modernes, par exemple dans l'a. fable .de ÇfejBfeJ, le Hamster. Un hamster, en automne, a amassé des provisions; Un autre^ qui n'a pas eu la même prévoyance, se trouve, par sa jiégligence, réduit à la mjsèçe et à la famine. De même de celle dul{enar£{,'du Chiei}.deqhàsse .et du LynoOi Ces. trois animaux, qui possèdent chacun un talent particulier, le premier la ruse, le second la finesse de l'odorat^, et le troisième une vue perçante, vont trouver Jupiter pour obtenir un. égg^l partage de feurs. dons naturels. Jupiter y.consep,t : le^renard-de^ vient fou, le chien impropre à la chasse, et le lynx à la Vue d'Argiis est atteint de- la goiitte sereine. Qpe le hatns.ter, n'amasse pas de. provisions pour l'hiver, que les trois autres animaux perdent accidentellernent leurs qualités distinctîvQs par Un partage égal, c^est ce qui est Jlput à fàît.co.ntraire à la.nature, -et, par conséquent, nàanque de couieur et de vérité. Ailssi, sous ce rap^ port,, la fable de ./a Cigale et. de Içl Fourmi est bien na^illeure.; et celle du Cerf^ qui^ avec, son «-boiç magnifique, se plaint de ses jambes de fuseaii, uqus parait encore préférable. .
On à (5outume de se représenter, en général, .dans la
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fable, la mQrale comme étant la chose principale* Le fait raconté n'est plus alors qu'un simple vêtement pour la pensée, qui est la leçon, et c'est uniquement pour servir à celle-ci qu'il a été inventé, — Mais de pareils travestissements, surtout lorsque l'incident décrit est en contradiction avec les mœurs des animaux mis en ôcène, sont des fictions fades au plus haut degré et complètement insignifiantes. Car une fable n'est Intéressante que parce qu'elle donne à un objet réel, pris dans la nature, un sens plus général que celui qu'il offre immédiatement par lui-même.
On a supposé aussi que l'essence, de la fable consiste en ce que ce sont des animaux qui agissent et conversent à la place des hommes. Cependant, un pareil travestissement ne peut être un objet bien attrayant, lors même que ce serait quelque chose de plus qu'une comédie jouée par des singes et des chiens; et, ici, c'est précisément le contraste de la nature animale et de ses formes extérieures avec les actions humaines qui, joint à l'habileté des acteurs bien dressés, fait l'unique intérêt du spectacle. Breitinger donne pour ce motif le merveilleuXy comme faisant le charme propre de ce genre de poésie. Mais, dans les fables primitives, la représentation d'apimaux parlants n'est pas donnée cùmme ^quelque chose d'extraordinaire et de merveilleux.
Lessing pense que mettre en scène des animaux conserve un grand avantage, celui de rendre intelligible l'enseignement moral, et d'en abréger l'exposition par la x^nnaissance que nous avons des qualités^ des ani-
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maux. Ainsi, .la ruse du renard, la génèïîoisitédalioil, là glotttonuerie et là férocité du loup, à la place de ces absfractioQS : msé^ magnanime ^ etc., nous mettent sous les yeux une image déterminée et frappante. — r Cependant, cet avantage ne change rien d'essentid au caractère grossier et trivial du simple travestisseràeiU: et, en général^ il esit peu. avantageux de nous représéçtêi* lejs animaux aiLlieu dés hpmmes, parce que la fornfia animplé estunmasqueplus propre encore à eacherqu'à expliqueF^ pput la raison, ridée que l'on veut rendre intelligible.
La phis grande fable de ce genre serait l'ancienne faîi»toire de ItemeeiS^eFticfes (lerpman du Renard); mais çlié n'est plus une fable proprement dite.
En effet, npus pouvons encore rattacher ici', comme constituant un troisîèi^e degré, les manières suivantes* de traiter là fable j mais alors nous.cominençons à dépasser son ceitclé proprt. Pour qu'une .fable pffre de l'intérêt à l'esprit, il faut trouver, parmi lespbénomènes de la nature, des/çhreonstaiices qui-soiept propres^ à Servir de basera des réflexions générales sjur la vie etja. conduite humaines; et' cela dételle sorte qu'à l'élément apimal ou physique ne soit pas enlevé son ^ caraètère original. Mais, en génial, le rapport orfle rapprochement de ce qu'on appelle, la' morale avec le fait raconte, est - seulement une • affaice -d'imagination^ une saillie d'esprit personnelle, et, par .conséquent, un sujet de plaisantçl'îe. Cè^derniër côté est donc celui qui apparaît surtout à ce degré. La fable, dans sa forme extérieure^
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eit, en effet, prise alors comme, une plaisanterie. 6(B(he a composé plusieurs poésies de ce genre, qui sont pleines de grâce et d'esprit. Nous citerons celle qui est iutitulée le Clabmd.
tfNous cheminons en tous sens, courant après le «plaisir et les affaires; cependant, toujours derrière a nous quelque chose jappe et aboiê'de toutes ses forces ; a depuis le seuil de la maison le roquet ne nous jiuitte «pas; ie bruit qu'il fait pendant la route prouvé seur « lemént que- nous voyageons. »
Dans ce nouveau genre, comme dans la fable ésopiqtie, les personnage» empruntés à. la nature nous développent, dans leur manière d'être originale et leurs «actions, les situations de la viehumaipe^ les passdons et lès traits' de caractère qui ont le plus d'affinité avec les 'moeurs des anicpaux. Tel est léfoiinanàu.Renardj cité plus haut, et <jui est plutôt un conte qu'une faible proprement dite. Le fond du poëme, ce sont les mœurs d'une époque d'anarchie, de violence, de perv^té, de bassesse et d'incrédulité religieuse, où régnait une . apparence de justice dans^les relations extérieure^ delà société civile.;, tandis qu'en réalité la *ruse, la finesse, cauteleuse et l'intérêt triomphaient -partout. Ce sontià les moeurs du moyen âge,, tellfes qu'elles apparaissent •principalement en Allemagne. Lés vassaux puissants montrent bien un certain respect pour lé roi ; mâiô, au fond-, chacun fait cequ'il veut, vole^ assassine, oppri<ùe les Càiblêar, ttompe le roi en saçbaut se .ménage • la faveur dé la réînë ; de sorte que le liei> est très-faible
PABABOLE, PRÔVER&Ey APOLOaUE. 1 S3
entre toutes lés pSrtiës du corp^.social. tel est.Iô&ujet moral qui est .représenté, non par des maxitises abstraites^ mais dans un ensemble de' situations et de ca^ ràctères, et qui, à cause de la perversité qui y, règne, se produit sous la fol*me de la nature animale, comme lui étani conyepable< Par là aussi la satire per4 son ca^* ractère agressif et direct, puisque nous trouvons un tar Meau semblable dans le règne animal. Le travestissetnient n'apparaît pas seulement comme lemprunt^ à tmë circonstance accidentelle et analogue au sujet ; lé côté particulier s^efiÈice y il renferme une certaine généralité, et partout perce cette pensée : // efiest de même done le monde oà nous vivons. Mainlenanty le cèté plaisant consiste daïi^ le travestissement même. Le risible èat mêlé au sérieux amer dé la chose, parce que la société hnmaine trouve son image parfaite dans la vie des api^ maux, et qu'en outre le$ scènes naïves de la nature animale fournissent une foule de traits Capables d'elciter la gaieté. Aussi, malgré toiîte la violence des mœurft représentées dans ce tableau, nous n'avons sous les yeux qu'une plâiMnterie sans naéchanceté réfléchie,- un cor mique vrai, gérieux et senti dé tout le inonde. •
. iy« r- Paraboley Pro^rerbe, Apolp^né*
' . loti PARABOLE. * :- " .
La pàroJote ressetnble à la fable en ce qu'elle emprunte, 4îomme jélle-, des circonstances à la vie com-
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mune, et leur donne un sënsplus élevé et plus général, dans le but de faire comprendre par là et de rendre sensible une vérité morale.
En même temps, elle se distingue de la fable, en ce qu'elle cherche de pareils incidents, non dans la nature et dans le règne animal, mais dans les actions et les circonstances de la vie humaine, telles qu'elles s'offrent communément à tous les yeux. Elle augmente la portée du fait choisi) qui paraît en lui-même de peu d'impor^ tance; elle en étend le sens à un intérêt plus général et laisse entrevoir un but plus élevé.
Par là, sous 4e rapport du pndy les idées sont sus^ ceptiblos d'acquérir plus d'étendue et de profondeur, et, sous celui de la form€^ la faculté de l'esprit à laquelle est due la comparaison et le développement de la leçon morale commencé à prendre un caractère plus important.
On peut considérer comme une parabole composée dans un but entièremrat pratique, le moyen qu'emploie Cyrus* pour triompher des Perses. Il écrit aux Perses qu'ils aient à se rendre dans un lieu qu'il leur désigne, munis de faucilles. Là, il leur fait défricher, le premier jour, par un travail très-pénible, un champ couvert d'épines. Le jour suivant, après les ayoir fait reposer et leur avoir fait prendre un bain, il les conduit dans une prairie et les traite somplueusenient. Ensuite, le festin terminé, il leur demande
(1) Hérod.; I, c. 426.
PARABOlaE, PftOVEHBS, APOLOaUB. 157
quel |our leur a été le plus agréable, de celui-^ci ou de là veille, Touis répondent : «elui-ci, puisqu'il leur
-^ait goûter le bonheur, et la joie; tandis que le précédent ayait été un jour de travail et de faiigires. « Eh bic^n, reprit Cyrus^ si vous vôuïez-me suivre, les jours semblables à aujourd'hui se multiplieront pouf vous sans nombre. Si vous ne voulez pas mè suivre, attendëz-voug, au ciuitraira, à d'innombrablesiatigues comme cdles d'hier. » '
Il y à quelque ^alpgië entre ces paraboles et celles que nous trouvons dans ['Évangile^ bien que le sens de rîcf dernières^^soit beaucoup plus pfofotid, plus intéresr sant et d'une, plus h^ute généralité. La parabole du^ Semeur f]^ e^iemplev^st un récit dont le sujet est peu de. chose en lui-mêiï^, et qui n'a d*împortan'ce que . pai* ta. <^mparatson du royaume des cieux. Le sens de cette parabole -est Une idée tpûte religieuse avec !&*•' quelle un accident Tjde la vie humaine préaente quël-
.què r^sseÊàbiahce ;. comme, dans la fable ésopique, la YÎe huinsârïe trouve json emblçme dans le règjaè aniiùal. L'histoire; de Bocjjacë^ que Leasing ar.miâe à profit dan^ Nathatk Ze.iSaje^/'poùr ^3 parabole dey ÎVow ii«neaiiitj pi?ésente u;n seiis^ d'una pareille étendijiç. Le récit-est çncçré, considéré ea lui ibeme,, tout à fait^ordî-naire; mats il fait allusion aux idées les plusiimportànte&y.à^â dijSëreh^ çt à la pureté relative dés U*ois religÎ09s judaïque, mahômétaneet chrélienne. Jl en.est4é
• même, pour rappeler les prbduqtiQns les plus récentes dii gwe, dans Iesj)araboies,de.Gœihcix Telle est celle *