‹ La poétiqueChapitre 29 sur 69 · H. II · texte numérisé non relu

H. II

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et ta forme s'opposent et passent Tune dans Fautre. Par exemple, le symbole ^ptien et phrygien du lotq> est tellement détourné de son sens primitif, qu'au lieu de désigner le soleil, il représente un roi, et la métamorphose de Lycaon en loup est donnée comme une suite de son existence humaine. De même, dans le chant des Piérides^ les dieux ^ptiens, le bœuf, les chats, sonf représentés comme de simples animaux, dans lesquels les dieux mythologiques de la Grèce, Jupiter, Vénus, etc., se sont cachés, saisis de peur. Les Piérides elles-mêmes, en punition de ce que, par leur chant, elles osèrent rivaliser avec les Muses, furent changées en pies. D'un autre côté, les métamorphoses, à cause du caractère spécial de la moralité qui en fait le fond, se distinguent à plus forte raison de la fable. Dans la fable, en effet, si une vérité morale est rapprochée d'une circonstance empruntée à la nature, ce rapport n'a rien de sérieux; le domaine de la nature et celui de l'esprit restent séparés ; Tesprit n'est pas dorade en passant à une existence inférieure. U y a cependant quelques fables d'Ësope qui, avec un léger changement, deriendraient des métamorphoses, par exemple la quarante-deuxième, la Chauve-sauris, t Épine et le Plongeon^ dont les instincts sont expliqués par les infortunes d'une existence aalérieure.

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