‹ La poigne; piece en cinq actesChapitre 47 sur 104 · ACTE TROISIÈME · texte numérisé non relu

ACTE TROISIÈME

SANTENAY.

Ce matin même.

PERRAUD

Elle est favorable?

SANTENAY.

Le changement est fait.

PERRAUD

Très bien ! (il s'asseoit cuvant la table et radouci.) VOUS

seriez bien aimable, Santenay, de m'apporJter le dossier Rouveyre.

Santenay pF^se dans le cabinet du Préfet. MA DAMS, à Perraud.

Repose-toi donc un instant. Prends au moins tranquillement ton café... que nous puissions causer un peu.

PERRAUD, affairé.

Causer avec vous? Prendre tranquillement mon café! Quand le ministre me demande d'urgence un rapport sur l'état d'esprit des centres ouvriers 1 tu avoueras que ce n'est guère le moment.

MADAME, hausse les épaules.

Moment ou non, quand on n'a pas le temps on le prend. Travailler jour et nuit comme tu le fais sans t'accorder une minute de repos, c'est vouloir te rendre malade.

PERRAUD

Je fais mon devoir.

MADAME, désolée, s'avance près de la cheminée.

Tu te tueras!

Santenaj' rapporte le dossier qu'il pose Sur la table près de Perraud.

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