CHAPITRE lil
Un Commis principal ou un Secrétaire de Commissariat.
Paris, le 5 juin 1879.
L'emploi de commis principal du Service de Sûreté va devenir vacant, le 1" juillet prochain, par suite du retour de M. Villa au cabinet de M. le Préfet de Police.
M. Villa était chargé de la direction de mes bureaux, de Texamen du travail, de la réception du public en mon absence et des travaux administratifs spéciaux.
Lorsque mon prédécesseur est entré en fonctions , le 11 juillet 1875, il y avait au service de sûreté quatre employés commissionnés.
L'un d'eux, M. Décret, mis b la retraite, a été remplacé le 11 décembre 1875 par M. Villa, commis principal (création du grade au Service de Sûreté), qui venait du premier bureau du cabinet.
Deux autres commis, M. Pontalliér (décédé le 13 avril 1878) et M. de Beauvais (admis à la retraite le 31 décembre 1878), n'ont pas été remplacés.
Au départ de M. Villa, je vais rester avec un unique commis, M. Lévrier, entré au Service de Sûreté le 16 octobre 1854, et qui a droit à sa retraite le 16 octobre prochain.
Ce dernier est chargé d'un travail spécial de comptabilité, de réquisitoires, de caisse, de matériel et de classement qui l'absorbe presque complètement.
Si M. Villa n'était pas remplacé, je n'aurais personne pour me suppléer dans la partie administrative, lors des fréquentes et longues absence que m'impose la continuelle diversité des affaires extérieures.
A chaque instant, je suis appelé au parquet de M. le Procureur général ou de M. le Procureur de la République ; j'ai à me transporter fréquemment dans les prisons; un crime surgit qui, pendant un ou plusieurs jours, m'éloigne pour ainsi dire de mon cabinet.
Durant ce temps, il faut que je sois convenablement représenté, soit au dehors, soit au service.
Il y a un certain nombre de personnes (et même de personnages) qui, chaque jour, viennent se plaindre, consulter ou donner des avis officieux souvent très-utiles (il n'est pas question ici, bien entendu, des indicateurs, catégorie toute spéciale que je me réserve d'étudier en son temps).
Les personnes doivent être reçues avec convenance et égards, afin qu'elles emportent et répandent, à l'occasion, dans le public, une idée estimable de l'administration.
De plus, les bureaux ne sauraient être abandonnés à eux-mêmes.
Le personnel des bureaux se compose des deux commis actuels (dont l'un va partir) et de 18 inspecteurs.
En tout : 20 employés.
Les atlributions des 2 commis ayant été indiquées, il me reste à définir celles des 18 inspecteurs :
4 sont affectés à la rédaction, — 4 à l'expédition, — 4 au télégraphe et à des travaux divers.
(Il a été reçu et transmis 1.007 dépêches- depuis le 1" janvier 1879.)
2 sont affectés à la partie d'ordre proprement dite, — 3 au travail des pièces de justice, — 1 à la comptabilité particulière du service et à la mise à jour des dossiers et des fiches personnelles.
Voici le résumé du travail fourni par les bureaux depuis le 1" janvier 1879 jusqu'à la fin de mai, soit pendant une période de 5 mois :
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PIÈCES administratives reçues