RAPPORTS
de
déserteurs
fournis
Autres RAPPORTS
fournis
Janvier. .
Février..
Mars ....
Avril....
Mai
Totaux
Ces cinq nombres, divisés par le total du nombre de jours, soit loi, donnent comme moyenne approximative du travail journalier : 1° 54; S*> 20; 3*» 8; 4*» 73; 5*> 7; c'est-à-dire que l'on reçoit dans les bureaux : 1** 54; 2° 20; = 74 pièces en moyenne; et que, dans les bweaux aussi, on fournit : 3*» 8 ; 4° 73 ; 5® 7 ; = 88 rapports en moyenne chaque jour. .
J'ai souligné à dessein les mots « dans les bureaux », parce qu'il y a, en outre, un travail dit de Petit Parquet exécuté par le Service des Notes, et qui donne une moyenne de 26 rapports par jour. Ces rapports sont transmis aux juges ou substituts attachés au Petit Parquet qui ont besoin des renseignements demandés, toujours dans les 24 heures, souvent dans la journée même, afin que les détenus puissent être mis, s'il y a lieu, en liberté le plus tôt possible.
Mais revenons aux bureaux :
V Les pièces administratives comprennent toutes les communications du dehors au sujet desquelles on procède à des informations : notes des divisions (Administration centrale), du Grand Parquet; rapports ou extraits de rapports de la police municipale, des commissaires de police, etc. ;
2* Les pièces judiciaires comportent tous les mandats
d'amener, d'arrêt, jugements, arrêts, réquisitoires, ordonnances de correction transmis, pour exécution, par le 1" bureau, 1" division, qui les reçoit du Parquet; — ou directement par le Parquet ou par les Délégations judiciaires;
3® Les rapports dits d'arrestations relatent les opérations faites chaque jour, soit en vertu de pièces de justice, soit sur flagrants délits, soit pour le cas de désertion ou d'insoumission;
4® Sous la rubrique Autres rapports on comprend toutes les réponses faites aux communications indiquées à l'article 1® et aussi tous les comptes rendus (souvent volumineux) des affaires criminelles ou autres dont j'ai été saisi directement ;
5® Les rapports de déserteurs répondant aux demandes de recherches faites par le 2® bureau du Cabinet (section militaire).
Ces cinq articles résument la vie journalière du service tout entier et constituent comme son « livre de bord ».
Chaque pièce comprise dans les articles 1<», 2® et 5** est enregistrée, bulletinée et forme un dossier.
Depuis sa réinstallation à Paris (29 mai i871), le service de sûreté, dont les archives ont été brûlées pendant la Commune, a établi :
118.730 dossiers de pièces administratives, — 39.000 dossiers de pièces judiciaires, — 8.643 dossiers de déserteurs. — En tout : 166.373 dossiers.
Les inspecteurs des bureaux chargés de ces travaux, qui sont, comme on le voit, considérables et très-importants, ont été choisis; malgré cela, l'instruction d'un certain nombre est très-relative.
Ils ont besoin de la direction expérimetitée et incessante d'un chef ayant de véritables aptitudes administratives , aptitudes que je ne rencontrerais pas parmi les inspecteurs principaux, dont la spécialité a toujours été le service actif.
C'est pourquoi je demande tout d'abord que M. Villa soit remplacé; me réservant, dans un travail d'ensemble
en préparation, d^exposer la nécessité qu'il y aurait à reconstituer Tancien cadre de 4 commis.
Le remplacement de M. Yilla est d'autant plus indispensable que, pour me représenter au dehors, soit auprès de M. le Chef de la Police municipale, pour le rapport ou des communications urgentes, soit au Pnrquet, il ne va plus me rester que l'inspecteur principal Droz, âgé de 64 ans, qui compte 30 ans passés de service, dont le mérite de convenance, de discipline, de fidélité est incontestable, mais qui peut, on le comprendra, me manquer subitement pour une cause ou pour une autre.
Voudra-t-on admettre que, dans un cas de force majeure comme celui de l'absence de ce très-digne serviteur, je sois contraint, sous peine de laisser péricliter le service, de m'immobiliser dans mon cabinet, alors qu'il y aura nécessité de me transporter sur plusieurs points, ainsi que cela se produit journellement.
La présence à mes côtés d'un collaborateur instruit, intelligent, bien élevé et connaissant la partie administrative m'est donc absolument indispensable.
Si des exigences de réglementation intérieure, que j'ignore, s'opposaient à ce que M. Villa fût remplacé en tant que commis principal, je demande que l'on confie ses attributions, sous quel titre que l'on voudra, à un candidat remplissant les fonctions que je viens d'énumérer.
Ce candidat se trouverait facilement, je crois, parmi les secrétaires de commissaire de police et pourrait, au besoin, être attaché à ma personne en cette qualité.