‹ La police sous Louis XIVChapitre 22 sur 51 · U’ARGENSON AUX AFFAIRES · texte numérisé non relu

U’ARGENSON AUX AFFAIRES

teiueiil reiiiaïqué : « Entretenir perpétuellement dans une ville telle que Paris une consoinination immense, dont une infinité d’accidents j)euvent toujours tarir quelques soi.rces; réprimer la tyrannie des marchands à l’égard du public et en même temps animer leur commerce ; reconnaître dans une foule infinie tous ceu.x qui peuvent si aisément y cacher une industrie pernicieuse ; en purger la société, ou ne les tolérer qu’ autant qu’ils lui peuvent être utiles par des emplois dont d’autres qu’eux ne se chargeraient pas ou ne s’acijuitteraient pas si bien ; tenir les abus nécessaires dans les bornes précises de la nécessité qu’ils sont toujours prêts à franebir ; les renfermer dans l’obscurité à laquelle ils doivent être condamnés, et ne les en tirer pas même par des châtiments trop éclatants; ignorer ce qu’il vaut mieux ignorer que punir, et ne punir que rarement et utilement ; pénétrer par des conduits souterrains dans l’intérieur des familles et leur garder les secrets qu’elles n’ont pas confiés, tant (ju’il n’est pas nécessaire d’en faire usage; être présent partout sans être vu ; enfin, mouvoir ou arrêter à son gré une multitude immense et tumultueuse, et être l’ame toujours agissante et presque inconnue de ce grand corps ; voilà quelles sont en général les fonctions du magistrat de police... La voix publique répondra si M. d’ Argenson a suffi à tout. »

Les sociétés modernes ne reconnaissent pas à la police tous les droits que lui attribuait Fontenelle, et nous n’avons pas besoin de souligner dans ce tableau les points où elle n’a plus à intervenir. Nous pouvons aujourd’hui, mieux renseignés que lui, voir en quelque sorte d’ Argenson à l’œuvre au moyen de ses lettres mêmes et de celles que lui adressa le chmi-

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celier de Ponchartrain de qui il relevait'. Celte correspondance , dont une grande partie est encore inédite, embrasse près de dix-huit années et contient, sur la dernière partie du règne de Louis XIV, de véritables révélations. Toutes les afiaires auxquelles donnèrent lieu, de 1697 à I7Io, les contraventions aux lois sur les jeux, les théâtres, la presse, la mendicité, les mœurs, passent successivement sous les yeux du lecteur, qui se fait ainsi, par analogie, une idée approximative des difficultés et des misères de chaque temps. Dans les commencements, d’.Vrgenson manque souvent de décision, de vigueur, surtout quand une affaire délicate se présente. « Consultez sur celaM.de La Reynie, lui écrit alors Pontchartrain, qui avait évincé La Reynie; vous ne pourriez mieux faire. » Parmi les recommandations du chancelier, un grand nombre concernent des ouvrages dont le gouvernement avait à cœur d’empêcher le débit. Pendant le ministère de Mazarin, l’abbé Fouquet, chargé de ce soin, s’en était tiré en âme damnée, abusant de la Bastille avec une déplorable facilité. Après lui, Colbert, Seignelay, le chancelier, le procureur général du parlement surveillèrent, conjointement avec le lieutenant général de police, les publications clandestines. Les ordres transmis par les ministres à ce dernier, quand il n’avait pas lui-même pris les devants, étaient formels, absolus, et n’admettaient pas de réplique. Sa fonction la plus importante était de découvrir le nom des auteurs, imprimeurs ou distributeurs

* Bibl. iiiip. M$s. S F. 8,119 à 8,124; Piècet diverses et Happorls de police;6 vol. in-folio. Nous en publona plu>iciir> à l’Appendice. —On trouve en outre dans la Correspondance adminisiralive sous le règne de Louis A7F, t. U, passitn, un grand nombre de lettres de d'Argenson.

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des livres et des pamphlets qu’on lui désignait, et de les punir sévèrement. On se souvient que La Reynie, jugeant en dernier ressort, infligea plus d’une fois, dans des cas semblables, les galères et même la mort. D’.\rgenson se trouva-t-il obligé aux mêmes rigueurs? C’e.st ce que la correspondance ne dit pas ; mais est-il bien sûr quelle dise tout, et ne sait-on pas qu’il y a, en matière de police surtout, une multitude d'affaires destinées à être ensevelies dans un silence éternel ?

Triste conséquence des liassions et des entraînements politiques! Un des auteurs dont les ouvrages donnèrent le plus de tracas au gouvernement de Louis XIV fut, on a honte de le dire, l'illustre archevêque de Cambrai, le vertueux et courageux Fénelon. .Au commencement de 1G98, d'Argenson ayant été averti que l’on imprimait à Lyon un nouvel ouvrage de l’élo- (|uent prélat (probablement les Maximes des Saints), en informa le chancelier, qui lui répondit : « Quand l’avis qui vous a été donné de l’impression d'un ouvrage de M. l’archevêque de Cambrai, à Lyon, seroit véritable, la recherche que vous propo.sez d’en faire par l’intendant feroit trop de bruit et d’éclat. » Le 9 juin suivant, Pontchartrain, qui avait sans doute reçu d’autres ordres, revient sur le même sujet et recommande de faire saisir l’ouvrage de Fénelon, même dans les maisons particulières : « En me les nommant, ajoutait-il, je vous expédierai les ordres dont vous avez besoin pom' les y envoyer prendre. Vous n’avez pas fait encore une grande découverte d’en avoir saisi douze exemplaires pendant qu’on les distribue par milliers. » Puis, le 18 juin. «Vous avez bien fait d’empêcher le débit du premier livre de M. de Cambrai, quoique imprimé avec privilège. A l’égard des

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mille exemplaires que vous avez saisis, j’attendrm les nouveaux avis que vous espériez me donner à ce sujet. J’écris à l’intendant de Rouen de faire visiter la maison du libraire d’Évreux, et à M. d’Herbigny d’empêcher à Lyon l’impression des dernières lettres de M. de Cambrai. » Cependant, peu de jours après, le gouvernement se ravisa. 11 avait sans doute compris que ses agents étaient allés trop loin, et que l’ouvrage saisi ne justifiait pas tant de rigueurs. Le chancelier, un peu confus, prévint d’Argenson qu’il avait rendu compte de cette saisie au roi qui voulait que, sans commettre son nom, on cessât toutes poursuites, n’estimant pas convenable d’empêcher l’archevêque de Cambrai d’écrire, pendant que cela était permis aux autres prélats. Mais deux ans après, les mauvtdses dispositions contre Fénelon reprenaient le dessus, et l’ombrageux chancelier ordonnait à l’intendant de Rouen de faire une nouvelle descente chez un libraire de cette ville pour s’emparer des exemplaires d’un livre dont il devînt avoir encore des exemplaires. De quoi s’t^issmt-il donc? D’un chef-d’œuvre littéraire, et en même temps, il faut bien l’avouer, d’un chef-d’œuvre de hardiesse, du Télémaque. Plus tard, au mois d’avril 1704, le gouvernement faisait encore saisir une lettre pastorale de l’archevêque de Cambrai, par le seul motif quelle avait été vendue hors de son diocèse. Déplorables rancunes, quand on songe au noble caractère et à l’admirable talent de celui qui en était l’objet ! C’était aussi, par malheur, le temps où l’illustre Vauban tombait en disgrâce pour son Projet de dîme royale, également proscrit. Vers la même époque , d’Argenson recevait l’ordre de saisir un grand nombre d’ouvrages et de libelles, la plupart relatifs au jansé-

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nisiue et aux affaires de religion. Parmi ces ouvrages, dont Pontchartrain et d’Argenson évitent, autant que possible, de reproduire les titres dans leur correspondance, on remarque un Dialogue sur les plaisirs entre MM. Palm et d’ Ablancourt, les Annales de la cour de France, l’Esprit des cottrs, les Cantiques de frère Jean, la Correction fraternelle, le Chapeau pointu de Mé inde. Ce dei nier livre avait pourtant été imprimé en 170ü, avec la permission de d’Argenson, ce qui lui valut une réprimande sévère du chancelier. « Leroi, lui écrivit ce dernier, a été étonné que vous ayez permis l’impression d’un tel livre. Sa Majesté veut que vous le fassiez supprimer, à cause des dangereuses maximes qui y sont insérées; que vous examiniez comment vous avez donné cette permission, et qui a été 1 approbateur, dont je vous prie de me mander le nom... » Enfin, en 1710, le savant Baluze, ancien bibliothécaii e de Colbert, avait publié, avec privilège et autorisation, une Histoire généalogique de la maison d Auvergne. Les prétentions nobiliaires de cette maison, qui se posait en rivale de la branche régnante, ayant paru excessives, le livre fut prohibé. Quant à 1 auteur, on le destitua brutalement des places qu il occupait, et on l’exila p»our trois ans. C’était payer cher 1 erreur bienveillante du censeur qui avait examiné son travail.

Un des plus célèbres et sans contredit le plus fécond de tous les pamphlétaires du temps était Gratien Sandras de Courtils, auteur d’une centaine de volumes : libelles, testaments politiques supposés, fictions soi-disant historiques parmi lesquelles se détachent les mémoires d’un homme que le roman moderne a illustré, If capitained’Artagnan. On peut dire de cette classe d écri-

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vains qu’ils devaient se trouver fort étonnés quand ils n’étaient pas, soit à la Bastille où la plupart d’entre eux semblaient avoir élu domicile, soit en Hollande. La lettre suivante du chancelier Pontchartrain à d’Argenson précise la situation de Sandras de Courtils, le 18 janvier 1699 : a 11 y a depuis longtemps à la Bastille un prisonnier nommé Courtils, accusé de composition de manuscrits. M’ayant adressé en dernier beu le mémoire joint à cette lettre, j’en écrivis à M. de La Reynie, par les mains de qui il avoit passé, pour savoir si l’on pourroit proposer au roi quelque chose de nouveau à Tégard de cet homme, et il m’a fait la réponse que je joins aussi à cette lettre'. Sur quoi le roi m’ordonne de vous écrire de voir ce prisonnier, de l’entendre sur le genre de vie qu’il mèneroit si on le raettoit en liberté ; en quel lieu il proposeroit de faire son établissement ; de quoi il subsisteroit, et enfin, quelle sûreté il pourroit donner de sa conduite à l’avenir et de la fidélité qu’il doit à son prince. Prenez donc la peine de le questionner sur tous ces faits, et de me mander quel sera le résultat de cette conférence... » Ce résultat fut l’élargissement du prisonnier. Quant aux promesses qu’il dut faire pour obtenir sa liberté, elles furent bientôt oubliées. 11 avait pris l’engagement de se retirer près de Montargis et de ne plus retourner à Paris. On l’y retrouva deux ans après distribuant des pamphlets avec sa femme. Jeté encore une fois à la Bastille, il n’en sortit qu’en 17H, après une nouvelle détention de dix ans. Mais, pour un libelliste qu’on arrêtait, il en surgissait vingt. En guerre avec l’Europe entière, harcelé par la presse du dedans

* Celte répotue de La Revoie n’a pas été cooservée.

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et du dehors, le gouvernement était forcé de faire appel à tous les dévouements. Le lieutenant général de police ne suffisant plus à sa tâche, on lui donna pour auxiliaire le confesseur du roi. « Le père de La Chaise, écrivait Pontchartrain à d’Argenson le 7 juillet 1703, doit aller vous voir et vous remettre des mémoires qui vous indiqueront ceux qui se mêlent de l’impression de tous ces mauvais écrits qui courent depuis quelque temps, et les lieux où elle se fait. Vous jugez bien de quelle importance il est de suivre, avec toute la vivacité possible, de telles indications. »

Comme sous l’administration de La Reynie, après la surveillance de la presse et des délits où les mœurs étaient engagées, celle des maisons de la haute société où l’on donnait à jouer occupait particulièrement la police. De nombreuses lettres du chancelier à d’Argenson attestent l’importance qu’il attachait à maintenir la passion du jeu dans de justes bornes. « Sa Majesté, écrivait-il, veut que vous poursuiviez tous ceux et celles qui donnent à jouer. » Au nombre des personnes qu’avait signalées d’Argenson, figuraient le duc de Châtillon, mademoiselle de Beaufremont, madame LaJonchère. D’Argenson n’avait pas dit que l’on jouait aussi fort gros jeu chez sa femme et chez ses bellessœurs; mais le chancelier le sut et l’invita à faire exécuter les ordonnances, sans nul égard pour les rangs. Plus redoutables que le lansquenet lui-même, le hoca, la bassette et le pharaon passionnaient cette société blasée, corrompue, et les femmes n’y étaient pas les moins ardentes. « Il faut, écrivait encore Pontchartrain, observer si madame de Fimarcon tiendra la parole qu’ elle a donnée de ne laisser jouer chez elle qu’au lansquenet. » Que d’autres exemples on pourrait citer!

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La lettre suivante de d’Argenson au chancelier renferme de piquants détails sur une de ces maisons de bonne compagnie (celle d’un conseiller au parlement) où l’on détroussait sans vergogne les dupes qui s’y aventuraient. Datée du 24 août 1 702, et de la main même du lieutenant général de police, elle peint trèsspirituellement l’homme et le temps

« Je me trouve obligé <lc vous informer par cette lettre particulière (lu jeu scandalimx qui se tient ouvertement chez M. Lemaye, cousciller au parlement. Il y a plus d'un an que ce désordre est public et ((u’oii se plaint, même parmi les joueurs, de rinGùéiité de quatre ou cinq personnes qui tiennent les premières places dans ces assemblées. Un mauvais concert en est le prétexte, mais le lansquenet ou le pharaon en sont les véritables motifs. Quelques jeunes demoiselles, d'humeur fort docile, viennent au secours des attraits usés de la maîtresse de la maison, qui ne laisse pas de trouver encore quelques dupes pour sou propre compte. Ainsi, la partie est des plus nombreuses et des plus complètes. J'en ai parlé plusieurs fois à M. Lemaye et à madame sa femme qui m’avoient promis de renoncer à cc commerce ; mais je veux croire, pour l’honneur du mari, qu’il n'en est pas le maître. J’en ai informé M. le premier président qui n’est pas prévenu de beaucoup d’estime en faveur de ce conseiller. Il m’a dit qu’il lui en parleroit, mais qu’il craignoit bien que cc fût sans succès. Il ajouta qu’on ne pouvoit pas espérer une autre conduite de M. Lemaye, qui avait pour père le pauvre La Ville dont les mœurs n'étoient pas naturellement fort régulières, et qui ne commença d'étre honnête homme que quand il cessa d’être riche.

« Je ne doute pas que M. le premier président n’ait parlé; mais je suis bien sûr que, malgré mes avertis-semens et sa remontrance, le jeu et les plaintes continuent. 11 n’y a pas plus de quatre ou cinq jours que le jeune comte de Brevi, originaire de Milan, qui venoit ici pour y pas.ser quelques mois, perdit 430 louis en moins d’une heure dans eette honorable compagnie, et fut obligé de partir le lendemain.

' Bibl. imp. Mu. S. F. Rapport! de police, n° 8, 133, fol. 387.

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« Je reçois continuellement des lettres anonymes, tantôt de quelque mari dont la femme aura fait la veille quelque voyage en cet endroit, tantôt de quelque fenune dont le mari aura rapporté de cette maison fort peu d’argent et beaucoup de mauvaise humeur. Les gens de bien du faubourg Saint-Germain gémissent de tous ces désordres, et il n'est pas jusqu'au peuple qui n’en murmure. Si je fais assigner à la police cet indigne conseiller, quoique j’eusse raison do le faire, me voilà proscrit par le parlement et l’ennemi déclaré de mes supérieurs. Je ne ferois plus rien de bon à leur gré. Les plus sages me blâmeront d’avoir fait mon devoir, et la ju.stice que j’aurois rendue passera auprès d’eux pour une insolence. Je ne puis donc que recourir à l’autorité du roi, la ressource ordinaire de ma foiblesse. Mais le tempérament qui m’a paru le plus convenable, ce seroit que vous voulussiez bien m’écrire une lettre par laquelle, après m’avoir témoigné que le roi est informé de ce jeu et a été fort surpris de mon silence à cet égard, vous blâmeriez ma complaisance excessive et m'ordonneriez de faire entendre à M. et madame Lemayc que si Sa Majesté apprend qu’il y ait chez eux à l’avenir la moindre assemblée, elle y saura pourvoir d’une manière qui pourra servir d’exemple. Dès que j’aurai reçu cette lettre, je ne manquerai pas de leur en faire part, et s’ils s'obstinent à continuer le jeu, vous en serez aussitôt instruit. »

Cependant, quelle que fût la vigilance de d’Argenson, il ne savait pas tout, et bien des écarts qu’il était de son devoir de punir ne venaient pas à sa connaissance. Au mois de février 1706, le chancelier, qui avait aussi sa police, lui reprocha de négliger plusieurs points importants, tels que les irrévérences dans les églises, les désordres dans les spectacles, le luxe, les mendiants, les fausses nouvelles circulant soit à l’étranger, soit à l’intérieur du royaume, les libelles, les placards et les chansons. Le chancelier ajoutait que le roi s’occupait de tout cela et voulait en entendre parler souvent. Il demandait en conséquence à d’Argenson de rendre compte de tout ce qui pouvait mériter atten-

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lion, « de même que des choses indifférentes qui pouvoient réjouir le roi. » Était-ce bien le roi qui était désireux de ces détails? La curiosité de Pontchartrain n’était-elle pas personnelle? Il est difficile d’éloigner cette pensée en le voyant revenir vingt fois sur quelques demoiselles alors fort à la mode, dont il reproche à d’Argenson de ne point assez lui parler. Une lettre du 17 février 1706 est .surtout significative. « Vous me mandez que les brillans des demoiselles de la Motte et Villefranche sont bien baissés, et que leurs charmes sont bien moins dangereux qu’ils n’étoient dans leurs premières années. Votre lettre est conçue de manière à faire douter si c’est d’une seule ou des deux ensemble que vous entendez parler : je vous prie de me l’expliquer et de me mander quel âge ont ces deux filles qui paroissent jeunes. 11 y a mademoiselle de Canillac, dont la beauté fait aussi du bruit. Pour peu que vous vouliez vous mettre sur les voies, vous pourrez nous en dire aussi quelques nouvelles. «

Des demoiselles de la Motte, de Villefranche et de Canillac au respect exigé du public dans les sanctuaires, la transition est un peu brusque; mais les fonctions de lieutenant général de police touchaient à mille points différents. En ce qui touchait les églises , le chancelier recommandait à d’Argenson d’être également sévère envers tous, et il lui reprochait de n’avoir pas écrit que les ducs d’Elbeuf et de Montfort avaient entendu la uiesse du jour de Pâques avec une grande irrévérence. « Tenez donc la main, ajoutait-il sèchement, à ce que vos inspecteurs soient plus fidèles dans leurs avis, sans distinction de personnes, si vous voulez qu’on ajoute foi à leurs rapports. » On a vu les mesures arbitraires pri.ses contre les ouvriers qui voulaient

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