‹ La police sous Louis XIVChapitre 24 sur 51 · D’ARGENSON AIX AFFAIRES · texte numérisé non relu

D’ARGENSON AIX AFFAIRES

surplus, ajoutait-il, si vous ne voulez pas aller contre eux jusques aux procédures, vous pouvez m'envoyer leurs noms et la qualité de leurs contraventions. Un avertissement qui leur sera donné par M. de Chaniillart ' suffira pour les contenir et les faire rentrer dans leur devoir. »

Enfin, quant aux théâtres, la lettre suivante du chancelier au lieutenant général de police (31 mars 1701) , résume les vues du gouvernement de Louis XIV relativement à la tenue des acteurs et à la moralité des pièces qu’ils donnaient au public.

« Il est revenu au roi que les comédiens se dérangent beaucoup, que les expressions et les postures indécentes commencent à reprendre vigueur dans leurs représentations, et, qu'en un mot, ils s’écartent de la pureté où le théâtre étoit parvenu.

« Sa Majesté m’ordonne de vous écrire de les faire venir et de leur expliquer, de sa part, que s’ils ne se corrigent, sur la moindre plainte qui lui parviendra. Sa Majesté prendra contre eux des résolutions qui ne leur seront pas agréables. Sa Majesté veut aussi que vous les avertissiez qu’elle ne veut pas qu’ils représentent aucune pièce nouvelle qu’ils ne vous l’ayent auparavant communiquée, son intention étant qu'ils n’en puissent représenter aucune qui ne soit de la dernière pureté’.»

Quel fut le résultat de ces recommandations si légitimes, si sensées? Fidèlement transmis par d’Argenson à ceux qui les avaient motivés, les avertissements de Pontchartrain arrôtèi ent sans doute pour un temps les al)us que le gouvernement, dans le triple intérêt de la morale, du bon sens et de l’art lui-même, toujours étroitement unis, s’était fait une juste loi de réprimer.

’ Alon coatrAleur général de< finances.

’ Corrapondanee adminitlrative, etc., t. Il, patsim.

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