mars
de M. Ranc, qui acceptaient alors très bien ce programme, le repoussent aujourd'hui.
La lutte entre le Conseil municipal et la Préfecture de police ne s'engagea sérieusement qu'au mois de novembre 1876, lorsque je posai la question de la police des mœurs. J'ai raconté comment M. Voisin avait cru se débarrasser de moi à tout jamais, en me faisant condamner pour outrages aux agents ^
En 1877, les événements du Seize-Mai empêchèrent toute discussion efficace. ^
En 1878, tandis que je désorganisais la Préfecture de police, comme on me Ta tant reproché à ma vive satisfaction, Sigismond Lacroix, dans un rapport surlescommissariats de police, la police municipale et les gratifications et primes ', essaya de porter nn peu de lumière dans ces services. Le Conseil municipal obtint un état du personnel ; M. Gigot se mit à la disposition de la Commission pour certaines vérifications. Le procès de la* Lanterm . éclata. Les révélations du Vieux petit employé émurent l'opinion. Le 1" février, M. Engelhard adressa une interpellation à M. Albert Gigot, qui se retrancha derrière la fameuse Commission d'enquête et déclara « que le gouvernement lui avait confié la garde d'une institution qu'il devait maintenir intacte ». L'ordre du jour suivant fat voté :
Le Conseil, prenant acte des déclarations de M. le préfet de police, sur l'épuration nécessaire du personnel de son administration, et se réservant d'assurer l'exercice de son contrôle direct sur la Préfecture de police^ institution essentiellement municipale, passe à l'ordre do iour.
Naturellement, il fut suivi d'un décret d'annulation, «lé Conseil municipal, en revendiquant sur la Préfecture de police un droit de contrôle que la loi ne lui reconnaît pas,