La Proslilulion, p
ayant excédé la limite de ses attributions.... » Ce décret était contresigné de M. de Marcère, au moment même où il prouvait que lui et son préfet de police étaient incapables d'établir aucun contrôle. Le 27 février, M. Engelhard déposa une proposition tendant à interjeter contre ce décret un pourvoi devant le Conseil d'État. Elle fut renvoyée à la 7® commission. M. Sigismond Lacroix y substitua, dans la séance du 13 mai, un ordre du jour dans lequel le Conseil « se réservait le droit d'exercer, à Toccasion du budget de la Préfecture de police, le contrôle qui lui appartient. î> Cet ordre du jour fut adopté à l'unanimité, moins une voix.
Quand M. Andrieux entra au Conseil, il fut accueilli avec uae certaine réserve de la part de Textrême gauche, qui ne lui pardonnait pas son rapport contre l'amnistie, avec enthousiasme parîes gambettistes. M. Castagnary, alors président, lui souhaita la bienvenue. » M, Andrieux répondit qu'il était « très ému de cet accueil sympathique, et déclara qu 'on calomniait le Conseil municipal « en prétendant qu'il voulait amoindrir ou entraver cette grande administration de la Préfecture de police. » Les autoritaires du Conseil trouvèrent charmante Cette pointe ironique. En même temps, ils exultaient de Voir M. Caubet devenu chef du cabinet et chef de la police municipale ^
Une première discussion s'engagea le 8 avril à propos des gratifications; par 35 voix contre 26, M. Andrieux l''emporta. Dès lors, il le prit de si haut avec le Conseil municipal qu'il en arriva à manquer aux plus simples convenances.
La commission de la police des mœurs, nommée par le Conseil municipal, avait demandé à M. Andrieux son jour et son heure, pour l'entendre. Le jour fixé était le 5 mai, à trois heures.
La commission se réunit et attend. Une demi-heure se