‹ La policeChapitre 115 sur 139 · Séance du 21 février · texte numérisé non relu

Séance du 21 février

police, ils ne doivent pas choisir pour représentants des hommes qui, par une sorte de goût dépravé pour la force brutale, sont d'autant plus disposés à approuver ses actes qu'ils sont plus illégaux et plus odieux. Â certains moments, nous avons vu, au Conseil municipal, le groupe des autoritaires ne pas se tenir de joie quand le préfet de police déclarait que les arrestations arbitraires et les assommades des Parisiens étaient chose indispensable et bonne. Ils aC'Cueillaient les protestations par des haussements d'épaules et des ricanements I Gomment ! taper sur les Parisiens! et on cherche des ennuis au préfet de police pour ces misères ! Vraiment i il est trop bon de n'en avoir pas fait de la chair à pâté I Et s'ils n'osent réclamer trop haut un ordre du jour d'encouragement, ils ré3lament avec emportement l'ordre du jour pur et simple, criant que le temps, employé par le Conseil municipal à défendre la sécurité des Parisiens, la loi, la liberté individuelle, est du temps perdu ! Seulement, ceux qui prolestent le plus énergiquement contre cette perte de temps ont oublié de prouver, par l'importance de leurs travaux et de leurs œuvres, qu'ils en connaissaient la valeur !

Au lendemain d'une de ces séances, je lisais justement, dans le Spectator, un article sur la France où le journal anglais faisait cette juste réflexion : « Les républicains triomphent complètement ; mais qu^ils prennent garde d'oublier leurs principes et de ressembler- aux bonapartistes. »

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