‹ La policeChapitre 51 sur 139 · Historique. Voir Vaulabellc, t. Ilï, p · texte numérisé non relu

Historique. Voir Vaulabellc, t. Ilï, p

leyrand. L'un d'eux, très intime, Tacadémicien Arnault, lui demandant le motif de sa proscription, il lui disait :

— Eh! que veux-tu? il fallait des noms. Ta lettre initiale t'a désigné.

La liste fut réduite par le gouvernement et les alliés à 57. Fouché'la signait audacieusement ; et six jours après, vieux, décrépit, maigre comme un squelette, il épousait une jeune et belle personne, d'une famille noble, Mlle de Gastellane.

Fouché est resté le type du policier de haute volée. C'est lui qu'ont pris pour idéal tous ses successeurs. On voit qu'ils offrent de grandes garanties à ceux qui les emploient.

Chateaubriand dénonça le ministère de la police comme une violation de la Charte et un péril social. Il fut supprimé, pour être rétabli après le coup d'État, de janvier 1852 à juin 1853, au profit de M. de Maupas. M. Jules Ferry, dans son projet de loi de 1881, a montré des velléités de le reconstituer. Il paraît qu'il les aurait toujours, d'accord en cela avec M. Waldeck-Rousseau. Ils y placeraient ensuite un Fouché qui, après avoir trahi chaque lûinistre et chaque ministère, trahirait la France au profit du prétendant ou du dictateur qui lui assurerait la plus grande fortune.

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