‹ La policeChapitre 53 sur 139 · CARTE D'ADHÉRENT · texte numérisé non relu

CARTE D'ADHÉRENT

Citom GEFFROY

Le Titulaire Le Trésorier

GEPFROY FREDERIC HENRY

Cette carte est exigible pour voter

Ces agents n'étaient pas de simples indicateurs. G'étaient ^®B agents régulièrement embrigadés. Dans VÈtat duper- 80^%nely qui n'a pas, du reste, été communiqué au Conseil ^^Hicipal depuis 1881, ne se trouvent pas les noms des ^^^ples inspecteurs. Autrement, je pourrais faire appa- ^^Hre aux regards d es noms qui se trouvent à la fois sur *^s registres de la police et parmi les révolutionnaires les PWs exaltés.

C'était un agent régulier de la 2® brigade, G. ditZ.,

1. J*ai entre les mains l'original et quelques aulrcs documents du Mme genre.

168 LA POLICE ET l'oRDRE PUBLIC.

qui, dans les réunions électorales du 20® arrondissement, agitait la chaîne de Trinquet. Un autre jour, il déploya un drap rouge sur un cercueil.

S'agit-il d'organiser un groupe, un complot? l'agent se présente. Il fournit les registres, il fournit le timbre, il fournit les signes de ralliement, tous les accessoires obligatoires d'une association secrète ou d'un complot.

11 y a des gens qui courent de réunions en réunions, candidats de partout, électeurs multiples, qui crient qu'ils sont ouvriers, qu'ils sont délégués des ouvriers, qu'ils parlent au nom des ouvriers ; et ils seraient bien en peine de dire où ils travaillent I

Un jour, un individu se posait comme ouvrier dans une réunion publique. Mon collègue Curé, qui a conquis sa position à la sueur de son front, le prend an moment où il allait descendre de la tribune, et lui dit :

— Attends! montre tes mains.

Il le force de montrer de petites mains douces, blanches et fluettes, et lui, étalant de fortes mains, habituées à manier la pelle et la fourche, il dit au public :

— Lequel de nous est le véritable ouvrier?

Le Figaro publiait le 19 juillet 1882 la note suivante:

— Un journal républicain nous somme dénommer les mouchards qui, dans les réunions publiques et dans les journaux, font de l'excitation, afin d'avoir de bons rapports à transmettre à la Préfecture.

Nous croyons devoir attendre pour cela : si nous citions un nom, il faudrait donner des preuves — sous peine d'être taxé de calomnie ou au moins de diffamation. Or, les rédacteurs du journal qui nous parle savent parfaitement que les « agents secrets» ne sont inscrits que sous dos numéros ou ÛGslettreSj et que tous leurs rapports leur sont renduSi après avoir été copiés.

Et pourtant, quelquefois — par accident — une note peut rester...

Avis aux intéressés...

G. Grison.

Cette note était signée de M. Gr. Grison, dont tout le monde connaît Tintimité avec M. Macé.

L'agent provocateur-type est Georges Grisel, capitaine au S* bataillon de la 38® demi-brigade. Il sut s'insinuer dans la confiance de Babeuf et de Darthé, et devint mouchard et agent provocateur. A Taide de quelques chiffons de papier, il dressa une liste de 65 accusés, qui, pour la plupart, étaient complètement étrangers à la conspiration. Quand il parut à la haute cour de Vendôme, il provoqua une telle horreur que les autres gens de police refusèrent de s'asseoir à côté de lui.

Georges Grisel réclama l'honneur de son infamie et

déclara qu'on lui devait la couronne civique. Un des accusés,

Germain, lui répondit : « Non, Grisel, tu n'auras pas la

couronne civique, tu n'auras pas la couronne d'épines,

, c'est celle des victimes et non des bourreaux. Tu auras la

i couronne de houx, cette couronne qu'on mettait à Rome

;i sur la tête des esclaves pour les vendre quelques deniers

4 de plus. »

T Un des fils de Babeuf, Emile, qui, âgé de dix ans lors

\ de la mort de son père, avait été adopté par Félix Lepelle-

mi ^^^^' parvint quelque^ années plus tard à découvrir Georges

T Grisel : il le provoqua, se battit avec lui, et, après avoir

\ ï'eçu lui-même une grave blessure, le tua raide.

et-

nul

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