CHAPITRE IV
I. Émeutes. — La formule de la Restauration. — La formule du second Empire.
IL Les complots de police. — Le complot Arena. — Utilité publique des complots. — Lbl machine infernale de Marseille. — Lagrange.— Gomment se fabriquait un complot. — Le complot Gréco . — Le com^ plot Accolas, Naquel. — Le complot plébiscitaire. — Verdier. — M. Bernier complice. — Le complot de la rue Sedaine. — Héroïsme des mouchards.
L'agent provocateur a deux fonctions principales :
Provoquer des émeutes sur la voie publique ;
Fabriquer des sociétés secrètes ou des complots.
Voici comment se faisait une émeute sous la RestauratioUj d'après le récit de Canler, qu'il faut conserver dans toute sa naïveté :
ccLors de la discussion sur le double vote en 1820, la Chambre devait se prononcer le 29 mai sur un amendement important de M. Camille Jordan, député de l'opposition. Le marquis de Ghauvelin, député de l'opposition, quoique très souffrant, se fit transporter à la Chambre des députés dans une chaise à porteurs. L'amendement passa à Ift majorité d'une voix. Quand on apprit cette nouvelle, on fit une ovation à M. de Chauvelin. Le lendemain, M. de Chauvelin revint à la Chambre et reçut encore un accueil plus sympathique. Puis à sa sortie de la séance, au fur et à
mesura quo les députés libéraux paraissaioul, la foule criait avec enthousiasme : VivoBonjainin Constant! Vive Manuel! Vive LabbeydePompiÈrcI ViveSébasLianil etc., etc.
« Les jours suivants, les démonstrations publicfue» forent encore plus vives, La police, pensant qu'aucun StrstagËme ne pourrait distraire l'opinion pubîitjue de ce projet do loi, crut devoir adopter des moyens plua éner- . ^ques que les précédents.
« A cet effet, le 2 juin, mes collègues et moi reçûmes de
l'officier de paij, M. Dabaase, l'ordre de nous rendre sur
la place Louis XV, de nous mêler à la foule et d'exciter
tous ces chenapans, en criant noua-mêraes comme eux et
plus fort qu'eux. Des militaires, ajouta-t-il, pour la plus
grande partie gardes du corps, s'y rendront également,
mais en bourgeois et munis de cannes, et aux cris de:
Vive le Bol! rosseront d'importance tous ces braillards
de la Charte et de l'opposition.
a Nous noua dirigeâmes vers la Chambre des députés,
' , nous nous séparâmes trois par trois; je restai avec
Mtti et Lenfant. Sur les trois heures de l'après-midi,
hommes de haute stature, porteurs do cannes, arri-
at de tous eûtes; noua les reconnûmes pour être des
SB du corps déguisés. Les jeunes gens qui encom-
k place (les élèves des écoles de droit ot de mé
De étaient venus en masse) devinèrent aussi le dégui
9nt de ces messieurs et les accueillirent aux cris de
Vive la Charte !
« liOB nouveaux venus essayèrent, mais vainement, di proférer quelques Vive le Roi! Loura voix étaient perdues dans le tumulte. Ils se mirent alors à distribuer des coups de canne à ton» ceux qui se trouvaient à leur portée. Un jeune clerc de notaire ou d'avoué, nommé Durand, s'approcba et leur adressa les plus vils reprothes en leur disant avec raison qu'ils étaient venus armés de cannes, sachant p&rf&ilement bien que les personnes qui se trouvaient sur la place n'avaient rien pour se défendre. A ces mots, L partîBftnB du projet de loi tombèrent sur ce malheuret
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172 LA POLICE ET l'oRDRE PUBLIC.
jeune homme et le bâtonnèrent à outrance. Ému de compassion, je m'élançai suivi de près par Lenfant et Grayetti, et nous parvînmes, grâce au concours de quelques-uns de nos voisins, à retirer de leurs mains l'infortuné clerc.
« Nous nous • gardâmes bien de rendre compte à nos chefs de cet incident. Mais nous avions été vus par d'autres inspecteurs, qui ne jugèrent pas les choses comme nous, et trouvèrent très agréable de faire un petit rapport sur le compte de leurs collègues.
« Le lendemain, M. Tinspecteur général Foudras nous fit appeler tous trois dans son cabinet pour nous témoigner son mécontentement sur notre conduite de la veille.
ce — Gomment! nous dit-il, on vous envoie pour prêter votre concours aux militaires en bourgeois, et vous fiiites tout le contraire! En vérité, je ne vous comprends pas! M. le préfet voulait vous révoquer, mais j'ai intercédé pour vous, et, grâce à ma prière, vous conserverez vos places, Mais, une autre fois, rappelez-vous bien à quelle administration vous appartenez, et sachez, à l'avenir, mieux exécuter les ordres qu'on vous donnera.
a M. Foudras était naturellement paternel pour les employés. De plus, il avait compris que, dans la circonstance présente, nous révoquer c'était livrer authentiquement à l'opposition le secret de l'affaire.
V Pendant que nous arrachions Durand à la bastonnade, une scène plus grave se passait sur un autre point. Un pen avant la fin de la séance, M. de Ghauvelin quitta la Ghambre, et comme toujours traversa le pont Louis XVI et la place Louis XV dans sa chaise à porteurs. A sa vue, les cris de: « Vive Ghauvelin ! Vive le député fidèle » ! partirent de toutes les bouches; mais aussitôt, plusieurs individus entourèrent le député, qu'ils menacèrent en brandissant leurs cannes, sans pourtant oser s'en servir. Gette action exaspéra la foule, et une collision s'engagea pour ne finir qu'à l'arrivée de 1» force armée, qui fit entièrement évacuer la place. Presque en même temps, un étudiant, le jeune Lallemand, fils d'un riche marchand de graines de la rue du Petit-Garreau, était
tué d'un coup de fusil tiré par un garde royal en faction près de la grille du jardin des Tuileries.
ce Le lendemain, le préfet de police faisait placarder, sur les murs de la capilale, une proclamation dans laquelle les rassemblements étaient qualifiés de rébellion, d'attentat à la tranquilité publique.
a Les attroupements cessèrent sur la place Louis XV et aux environs ; mais chaque soir, de nombreux rassemble* ments se formaient entre les portes Saint-Denis et Saint- . Martin. On envoyait des agents sur les boulevards, non pour sommer les attroupements de se dissiper, mais pour avertir la préfecture lorsque la foule compacte empêcherait la circulation. Alors on exécutait au galop, le sabre à la main, des charges de cavalerie qui, bon gré, malgré, arrivaient forcément à s'ouvrir un chemin .dans cette foule tumultueuse et agitée. »
Voici la formule du second Empire.
On se rappelle les émeutes de juin 1869. Elles étaient destinées à épouvanter les électeurs de Paris qui avaient eu le tort de voter pour des candidats de l'opposition et à préparer une réaction en province.
La préparation de ces émeutes fut d'une simplicité, dépourvue d'artifice. La Préfecture de police pensa à peine à dissimuler la ficelle. Elle amena des Alphonses et des rôdeurs de barrières des boulevards extérieurs sur les grands boulevards. En partant, ils saccagèrent deux maisons de tolérance des boulevards extérieurs et en roule deux ou trois cafés, pour se préparer ; sur le boulevard, ils culbuter rent des "kiosques à journaux et quelques voitures sous le regard bienveillant des sergents de ville. Ils formèrent un amas sur le milieu de la chaussée, auquel ils essayèrent de mettre le feu. Ces ouvriers en émeutes s'en allèrent
174 LA POLICE ET l' ORDRE PUBLIC.
ensuite tranquillement : leur besogne était terminée. Quand il ne resta plus que des badauds qui contemplaient avec une stupéfaction railleuse ce commencement de barricade, la police et la garde de Paris se lancèrent sur eux à coups de casse-tête, assommèrent les uns, anètèrent les autres. Trois jours de suite, ce fut la même répétition sans variante. Le gouvernement avait annoncé des procès terribles contre les chefs de Témeute. Il eut soin de les escamoter à l'aide de l'amnistie du 15 août
Je me rappelle qu'au Rappel, en 1870, un affreux mouchard, qui apportait des faits divers, envoya un jour le plan d'une émeute qui devait avoir lieu quelques jours après.
La police niait les casse-têtes. Elle a de tels procédés qu'elle suit toujours le conseil d'Avinain : — N'avouez jamais.
Dans V Enquête sur /e 18 marSy M. Marseille a avoué le casse-tête (page 195) :
« Les journaux de Topposilion saisirent le prétexte (une riposte des sergents de ville) pour dire : Vous le voyez, on a armé les agents de casse-têtes; c'est une boucherie que l'on veut faire, et bien d'autres choses qui semaient la haine contre les agents et contre le gouvernement. La vérité est qu'on leur avait interdit l'usage du casse-.éte; maintenant quelques-uns ont pu s'en servir, cela est probable et J'EN SUIS C3^ TMN... {Mouvement dans V auditoire) , car, par mon service de contre leur général, je dois voir comment les ordres du préfet sont exécntés' par les agents. •
Et SOUS la troisième république?
— C'est la même chose.
On se rappelle l'affaire du 8 janvier 1882, appelée la manifestation Bianqui, Un coup de revolver servit de prétexte à des charges et à des arrestations. On s'est bien gardé de savoir qui l'avait tiré.
Les affaires du 22 mai 1 880 sur la place de la Bastille, du 27 mai 1882 sur le boulevard Saint-Michel, du 9 mars
53, méritent des mentions spéciales. Nous les traiterons art*.
Tout le monde connaît ce terrible complot de police oroisé par Fouché et Bonaparte. Arena, Ceracchi, Topinobrun, Demerville, étaient coupables de déclamations triotiques. La police transforma leur imprudence en mplot et lui donna un commencement d^exëcution. Ses ents les transformèrent en conspirateurs, ayant paru à )péra, armés de poignard. Tous les quatre furent conmnésàmort le 19 nivôse (9 janvier 1801) an IX, et exétés le 11 pluviôse (31 janvier), le jour même où Fouché ait fait son rapport sur les vrais auteurs de la machine female.
Je ne rappellerai ni les complots de la Restauration ni 8 complots du temps de Louis-Philippe. Il y en eut de Jritables, et je ne vise que les complots de police. Sous le second Empire, à la veille de chaque événement îlilique, il fallait un complot. C'était le levier avec lequel Empire croyait agir d'une manière infaillible sur l'esprit moré et tranquille de la majorité de la nation. La Préfeoire de police était chargée de la fabrication. Dans l'automne 1852, pendant le voyage du prince prési- !nt dans le Midi, destiné à préparer l'Empire, on annonça découverte, àMarseille, d'une machine infernale. Ilfallait en une réduction de la machine infernale du premier Gonll Les journaux indépendants ayant été supprimés, les très donnèrent sur cette machine tous les détails que put laginer la police. On arrêta même le coupable, un nommé lillard. On annonça qu'il allait être jugé. On ne poussa s cependant la férocité jusqu'à le guillotiner pour prou- T que ce n'était pas pour rire. Seulement la ratification fbiscitaire accomplie, on ne parla plus ni de Gaillard ni complot.
liB grand fabricant de complots du second Empire fut ^ange.
, Voir 1. IV, chap. III.
176 LA POLICE ET l'oRDRE PUBLIC.
Ancien ouvrier mécanicien, démasqué comme age^ secret après la Révolution de 1848, il portait à la Préfectui le titre modeste àe commissaire de police attaché au cabin du préfet; seul maître dans un bureau qui ne conteruii pas moins de 35,898 dossiers, gardant sous son autoril« directe un personnel d'agents qui n'étaient même fSLi connus du Préfet, ayant, en dehors de son bureau, ïïm domicile où il pouvait, sans attirer les soupçons, recovoi: leurs rapports sous un nom supposé, il était en réalité L « directeur souverain de la police politique. Pour donner un. idée de l'importance de son service, il suffit de dire cpx (( le montant du dernier bordereau, signé de sa main c arrêté au 21 août 1870, s'élevait à la sommede 17, 156 franc répartis entre soixante-deux agents secrets opérant à Parie à Londres, à Turin, en Allemagne, dans Tusine Cail et au différentes gares de chemin de fer dans la capitale, e désignés pour la plupart par des pseudonymes et dei initiales*. »
Un investigateur par profession, M. Félix RocaiD, archiviste aux Archives nationales, a, dans un rapporta M. de Kératry sur les documents politiques conservés àl» Préfecture de police, fort bien exposé la genèse de ce» créations policières.
ce Pour citer un exemple, dit-il, une réunion intiiW avait lieu entre quelques personnes qui échangeaient Iwï* regrets et leurs espérances sur les affaires du jour. !!■ indicateur conduit là, à un titre quelconque, dénonçait II réunion. Sur les instructions qu'il recevait, il grossi le cercle où il était admis. Il introduisait, en qualité coreligionnaires, quelques personnes dont il connaisMÎ les opinions excessives. Par l'exagération de ses disco il déterminait une exagération semblable dans les discouA des assistants. Peu à peu des projets se formulaient, inspiii ou dictés par l'agent. Parfois un second agent, inconin
1. De Kératry. Le 4 Septembre el le ^uvernement de la DéfiM annexe n» 3. y
d& firemier, inlervenait sans qu'il le sût pour coopéi marne but. Des projets on passait à des sémillante de prfi^' pa.ratifs. Les rapports des agents, joint!* à ceux d'inspecleUTS de police qui, sans être dans la cunCdenco, étaient envoyés on Tedeitc dans le voisinage, composaient un dossier volumineux . Bief, d'une rfiunioo intime et d'abord tnofTensive, on arrivait à faire une société secrète, un rendez-vous de complot. «
Alors commentait le rôle de la justice : des arreslaliouB étaient faites, dos perquisitions étaient opérées, l'iostruci lion suivait son cours avec une majestueuse lenteur, puis &ti boni d'un temps raisounabk- les accusés élaientdél'éréB, taivant l'ampleur de la moisson, à la cour d'assises pour complot, ou à la police correclîonnelle pour société lecrèie.
Au jour de l'audience, le président reprochait aux ïCCusÉs sérieux toutes les paroles inconsidérées qu'avait pu leur arracher l'instruction; les provocateurs, jouant lu conspirateurs repentants, ânonnaicnt leurs aveux; les inspooteurs venaient réciter avec une imperturbable méinoire la liste des dates et des lieux des réunions qu'ils avaient surveillées depuis un an ou deux parfois ; s'il y lïïfl eu peu de réunions, on en trouvait néanmoins, oa complait comme telles des enterrements, des mariages, mieus encore, comme dans l'affaire du calé de la Henaisrcncoalre fortuite de deux amis qui se serrent la un trottoir et entrent prendre un bock au café le ■Toisic.
même n'était besoin de faire toujours paraître les
rs: le chef do la police déposait sur les réunions
ail fait observer, et quand on lui demandait com-
avail pu connaître ces prétendues réunions secrètes,
indaità la satisfaction du magistrat, comme Lagrange
témoin à charge dans l'afl'aire Miol, Greppo, elc,
la police ne serait plus possible si l'on admcttaitdes
liions semblables et si l'on y répondait. »
Ensuite, le ministère public faisait un réquidtoire bi
terrible où il était question des proscrits de Londres, des brochures de l'exil, autant et plus que des accusés, les aTOcats plaidaient, les juges condamnaient, et les accusés allaient réfléchir sous les verrous aux inconvénients des liaisons trop faciles, tandis que leurs délateurs, condamnés pour la forme, étaient bientôt mis en liberté et récompensés par des pensions et des places lucratives^
G^est ainsi que furent menés la plupart des procès politiques par lesquels, pendant dix-huit ans, on tenta d'effrayer l'opinion ^
Tel fut par exemple, en 1863, le complot dit des quatre Italiens, sur lequel une instruction, commencée à la Préfecture de Police après le 4 septembre, a fait une lumière complète. L'instigateur Pascal Greco, ancien agent secret de la police italienne, n'entama l'affaire qu'après être venu à Paris prendre les ordres de Lagrange ; celui-ci l'envoya près de Mazzini,à Lugano, où Grreco racola ses trois corn* plices, avec lesquels il alla à Gênes prendre des armes et des bombes, puis revint à Paris, où son ami Lagrange l'attendait. Les quatre complices, arrêtés à leur arrivée, furent envoyés devant la Cour d'assises de la Seine. Greco, chef du complot, fut condamné à la déportation; mais, bientôt, il était élargi de Mazas par M. Lagrange, et embarqué pour l'Amérique, où il vécut quelques années avec une pension annuelle de six mille francs que lui faisait le gouvernement impérial ; revenu à Paris dans les derniers temps de l'Empire, sous le nom de Rubotti,il y rentra dans la police, où le trouva le 4 Septembre •.
Tel était aussi le procès de société secrète AcoUas-Naquct. Là Tinstigateur était un nommé Godichet, qui, après le procès, fut transféré de Mazas à l'hôpital Saint-Antoine, d'où, par les soins de l'administration, il s*évada le jour même ou le lendemain, et passa en Belgique. Après Tam-
2. De Kératry, Le 4 Septembre et la Défense, annexes n** 10, 12, 15» 16, 16 bis.
nistïo de 1869, il revint à Paris, où M. Piélri le nomma. BUr la recommandation de Lagrange, inspecteur des halles et marelles '.
Mais jamais le rôle de la police ne fui plus visible q' dans le complot plébiscitaire déféré en 1 870 à la haute cour de Bloia. Ily eut bien des phases dans cette longue aflaire, où l'Empire libéral, — qui dura un peu plus de six mois, du 12 janvier à la nomination de Pahkao, l'ami de Doinesti et le conquérant du Palais d'été — plagiat avec ardeur l'Empire autoritaire.
L'entreprise ne marcha pas du premier coup et subit plus d'un accroc avant d'arriver à bonne fin : on n'était plus aux beaux temps de 1852, où il eût été aussi téméraire de discuter l'existence de Gaillard que le caractère providentiel du 2 Décembre. Une presse goguenarde, l'opinion de-
' venue sceptique, plaisantaient les tentatives du pouvoir el riaient des épouvanlaila. Déjà, pour en finir avec une instruction dont ses magistrats ne savaient comment sortir, le gouvernement s'était vu forcé, le 15 août prêchent, d'&mnislier, bien h. son regret, la collection de républicains dont il avait meublé ses prisons sous préventiom de cftmploi*.
Au commencement de 1870 eut lieu la première tenta live. Après avoir profité du meurtre de Victor Noir et dé l'émotion qu'il avait produite pour arrêter toute la rédaction du journal la Marseillaise, une partie de celle du Réveil ut un grand nombre d'autres républicains, le pouvoir SB fit adresser par un certain Verdier, dont c'étaient iee débuis dans la vie policière, une petite lettre dans lamelle ledit Verdier racontait s'être introduit dans desemciliabnles tenus chez divers démocrates et avoir été indigné des choses épouvantables qui s'; préparaient contre l'ordre social, puis terminait par des biographies bien
1. iJe KL-ralry, Le 4 Seplemlire el lu Défense, p, G8, Rapiiorl de l'a- ^nl Deresle, ancien olicier de j:aii de Lagrajigi'.