Lanterne du 11 juillet
OrafidésrGarrières et demandait aii commissaire^ nommé Michel^ Vantorisation d'élever sa baraque à la fôte prochaine.
M. Pérard' est .un ancien p^arçOQ de bureau retraité de radmioistratioo, et il & été pendant quelque temps sous les ordres de ce magistrat, bIo» que celui-ci faisait l'intérim du. quartier Clignancourt.
Usant du droit que lui confère la loi pour satisfaire peut-être une vengeance particulière^ le policier refusa sans aucun motif Tantorisatioa demandée. Inutilement le malheureux forain lui montra combien cette décision lui portait préjudice, et insista longuement. L'étonnant magistrat renouvela le' refus et finit môme par prier M. Pérard de sortir immédiatement. En d'autres termes^ il le mit grossièrement à la porte. Et comme celui-ci protestait énergiquement contre Tinqualiflable conduite du commissaire, celui-ci leva la canne sur lui et le frappa à la tôte.
Alors M. Pérard, ne se tenant plus^ riposta par plusieurs coups de poing, comme tout le monde l'eût fait à sa place dans le cas de légitime défense où il se trouvait, et le commissaire osa le faire arrêter immédiatemenit. Il a été envoyé et écroué au Dépôt, sous prévention « dlnjuies à nn magistrat, dans l'exercice de ses fonctions *■ ».
La Lanterne du 14 janvier 1882 publie le fait suivant:
Dans l'après-midi d'hier, vers quatre heures et demie, vêH^ seéae des plus bizarres et des plus compliquées mettait en émoi la iw Ëeauregard et ses environs.
Depuis quelques temps, un sieur X.... entretenait des relations is* times avec la propre sœur de sa femme, ce dont Mme X... finit par M douter.
Elle surveilla attentivement les coupables et acquit ainsi la cooTi^ ^tion qu'ils devaient se rencontrer dans un des nombreuse hôtels mfQ' , blés qui pullulent dans ce quartier plus ou moins mal famé.
Aussi hier, se trouvant face à l'ace avec sa sœur, rue Portalès, l'épouse outragée ne put contenir son indignation. Elle s'élança surMnM M... et la frappa au visage.
Mme M... s'enfuit, jetant des cris de paon et, tout éplorée^ se réfugia chez un épicier de la rue Beauregard son fournisseur.
Prévenus de ce qui se passait, des gardiens de la paix étaient | accourus. Ils conduisirent la dame X.... ctiez le commissaire de police du quartier, M. Brissaud.
Ajoutons, pour en finir immédiatement avec cet incident que, quelques dix minutes après, Mme M.... était, à son tour, arrêtée au moment où elle tentait de s'échapper de chez Tépicier, et traînée, par les gardiens de la paix, au poste du boulevard Bonne-Nouvelle, avec une brutalité sans exemple.