‹ La policeChapitre 7 sur 139 · juillet · texte numérisé non relu

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malice est à la hauteur de l'esprit des bureaux ou des postes de police, qui, de temps en temps, déclarent d'un air fin que M. Yves Guyot ne laissera pas la police tranquille avant qu'il n'en soit préfet.

Ces reporters m'humilient et me croient bien peu d'ambition, en s'imaginant que j'aspire au titre de successeur des Dubois, des Pasquier, des d'Angles, des Delavau, des Gisquet, des Maupas, des Piétri, ou simplement des Andrieux et des Gamescasse, et à la qualité de complice des mouchards et des indicateurs. Si jamais j'entrais à la Préfecture de police, ce ne serait pas comme son chef, mais conme son fossoyeur.

Du reste, je laisse volontiers à d'autres cette besogne de manœuvre. Les changements politiques et sociaux ne sont que des manifestations d'états psychologiques; la besogne intéressante pour les penseurs consiste à préparer les premiers en provoquant les seconds.

L'œuvre de Bacon, de Gassendi, de Voltaire, de Diderot, d'Adam Smith, de Bentham est autrement grande que celle des prétendus grands hommes d'État, s'appelassenlils Louis XIV ou Napoléon, Golbert ou Pitt. Quant à moi, mon choix est fait depuis longtemps : — Je veux être quel- ([u'un et non quelque chose.

Yves Guyot.

Novembre 1883.

l'ii- .

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