‹ La policeChapitre 72 sur 139 · Voir la Prostitution, p · texte numérisé non relu

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te légende des souteneurs, se propageant de proche àche, prit des proportions telles qu'on finit au quartier Tp&T voir des souleneura partout ; c'est l'étemelle lu- . ^qui, en temps d'épidémie fait voir des empoisonneurs dts parlout: pendant la Commune, des mouchards mailles; après la Commune, des communards dans H citoyen.

in résulta que les étudiants, hantés par le spectre des aeurs, se jetârent dans la journée du 26 mai sur un W diable qui causait avec trois femmes; les étudiants Bt voir un souteneur dans cet homme, qui était ^é aux Petite^:- A f fiches f l'entraînèrent et le précipît dans le llassin du Luxembourg et, dans la bagarre, «Iferent des femmes et des enfants, — Un gardien de fx, qui se promenait en bourgeois, fit son devoir en 1^ protéger l'homme dont il s'agit; il fut également âé dans le bassin,

(avait vu un certain nombre de jeunes gens : pas un W poursuivi, pourquoi? Le commissaire de police de Cm dit au tribunal correctionnel'. — «On a arrêté imttement deux jeunes gens qui n'étaient pas étudiants. If connais, qui m'étaient signalés depuis longtemps, l'atfaire. » Ceux-là n'ont pas été

1^ les étudiants étaient dans leur tort et si la ponit empècbé ces déplorables escapades, il n'y aurait bféliciter.

(il la police laisse grossir les événements. Elle voulait Irter une victoire, et pour être sûre de son triomphe, (>' livra à une stratégie qui, forcément, devait abouàae bataille, si l'on peut donner ce nom à un enga- |t dans lequel il n'y a, d'un cdté, que des assom- Mt de l'autre, des assommés.

Mmedi 27 mai des étudiant^ descendant de Bullier

rir QatctUdes Tribunau x lia 4 juin.

portant des bougies allumées, chantaient : Esprit saint^ descendez en nous.

Un groupe de trente ou quarante jeunes gens, pas plus, ainsi que l'ont prouvé les débats, les suivaient en leur répondant par la Marseillaise.

En arrivant à la place Médicis, les étudiants trouvèrent la rue Médicis barrée : des sergents de ville étaient massés rue Monsieur-le-Prince, — pour prendre les étudiants en écharpe, — rue Soufflot et rue Cujas ; et pour donner un caractère complet de guet-apens à cette embuscade, on avait éteint les réverbères de la place Gerson, afin de mieui dissimuler les forces de la police.

Au moment où les étudiants arrivaient au carrefour Médicis, un monsieur vêtu en noir, que tout le monde a va et qu'à son signalement il est facile de reconnaître pour M. Guche, inspecteur divisionnaire, puis deux officiers de paix, — celui du cinquième s'est particulièrement distingué. — MM. Barthélémy et Toquenne s'écrièrent alors ;

— Chargez dans le tas !

— Saignez-les!

' — Vous les poursuivrez jusque dans les cafés et dans les brasseries !

— Pas de quartier!

— Pointez et sabrez !

Les agents se sont mis alors à assommer les étudiants, les ont poursuivis jusque dans le fond des cafés et des brasseries, en les frappant à coups de sabre, à coups de casse-têtes, à coups de poing d'acier, en leur jetant des chaises et en bousculant des consommateurs tranquilles; et pendant ce temps, les agents disaient: — «DiR* ^ersez-vous ! » Mais comment se disperser, puisque toutes les rues étaient barrées ?

Il y eut alors une véritable battue d'étudiants. C'était comme une joyeuse curée qu'on voulait donner aux sergents de ville en leur livrant la chair des Parisiens à meurtrir.

Voici la liste des victimes qui se sont fait connaître.

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