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X... a reconnu l'exactitude de cette déclaration

5' Que cette dame déclare avoir reçu le jour du vendredi saint, le lendemain de l'affaire du Palais-Royal, la visite du sieur X... qui lui a raconté les détails de cette affaire, et elle afflrme de la façon la plus positive que ledit X... portait un paletot marron, conforme à celui qu'ont décrit les enfants offensés.

6° Qu'à la vérité, dans une enquête postérieure au procès Rouvier et faite par M. Clément, commissaire de police, ces enfants n'ont pas reconnu le sieur X..., mais que le sieur Desplanques, qui avait causé par deux fois et bu avec lui, ne l'a pas reconnu davantage.

V Que non seulement M. Lombard ne paraît pas avoir informé la justice des faits parvenus à sa connaissance et qui eussent été de nature à détourner les soupçons qui planaient sur l'honorable M. Bouvier; mais que, bien au contraire, chargé d'une information sur certains individus, notamment surX..., il a adressé un rapport que la commission l'a forcé de lire tout entier et dont les termes ont soulevé l'indignation de tous les assistants; que dans ce rapport M. Lombard ne mentionne ni la présence de X... sur les lieux au moment môme de l'outrage, ni sa conversation avec Desplanques, ni rien, en un mot, qui pût éclairer la justice.

En même temps que ce rapport cherche à détourner les soupçons, pesant sur le sieur X..., il incrimine et dénature, à plaisir et de partipris, toutes les démarches tentées par M. Rouvier pour découvrir la vérité l Enfin, M. Lombard, qui s'était retranché derrière le secret professionnel pour ne pas faire connaître le nom de l'individu qui l'avait informé de la scène du Palais-Royal, n'a pas eu le même scrupule pour livrer à la commission le nom d'un ancien agent, que la famille de M. Rouvier avait chargé de faire des recherches, et dont M. Lombard recevait chaque jour les confidences .

à la Préfecture de police contre la République, et leshabi-. tudes, les procédés du service de la sûreté. Mais c'était a une officine » dans laquelle « on a fait appel aux dénonciations basses. On les a payées peut-être.... » (Oui ! oui ! très bien au centre.)

M. Margaine était parmi les approbateurs. Quelques instants après, M. Tirard lui apprenait qu'il était, ainsi qne M. Robert de Massy, un des députés que M. Ansart avait envoyé combattre par ses agents.

M. de Marcère s'écriait: «La justice a prononcé. »

Parmi les délits visés dans la condamnation de la Lanterne se trouvait la simple phrase suivante : « Tout le monde à la Préfecture de police connaît le rôle joué par M. Lombard dans l'affaire Rouvier. » La justice avait prononcé en condamnant de ce chef le journal I

Or, les membres de la commission d'enquête, faisant partie du Sénat, de la Chambre des députés, du Conseil municipal, publiaient une déclaration ainsi conçue :

Les soussignés, membres de la commission d'enquête sur la Préfecture de police, font en ce qui concerne l'afTaire Rouvier la déclaration suivante :

Leurs investigations devaient porter tout d'abord sur les communications que la police aurait faites à un journal de Paris'. Malheureusement; Tabsence des témoins, qui auraient pu les éclairer, ne leur a pas permis d'arriver à la connaissance de la vérité sur ce point. Mais ils ont recueilli un ensemble de faits, que les attaques réitérées d'une certaine presse contre M. Rouvier, leur imposent le devoir de faire connaître en attendant la publication in extenso du compte rendu sténographique de celte enquête.

1° Que le 13 avril 1876, au moment môme où M. Rouvier était assailli par un sieur Desplanques dans une galerie du Palais-Royal, un individu qui a été désigné à Tenquôte se trouvait de son propre aveu •dans cette galerie et que cet individu a été condamné en 18'i2 à six mois de prison pour des faits analogues à ceux qui motivaient l'agression dont M. Rouvier était victime.

2** Que cet individu, après maintes réticences, a déclaré, qu'il a abordé le sieur Desplanques, qu'il lui a parlé, qu'il l'a accompagné jusqu'au bas de sa demeure, qu'il a attendu sa sortie, qu'il lui a parlé de nouveau et qu'il est allé boire avec lui dans un cabaret.

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