‹ La policeChapitre 96 sur 139 · Voy. Lanterne, 8 juin 1881. La ProaUtulion, p · texte numérisé non relu

Voy. Lanterne, 8 juin 1881. La ProaUtulion, p

pas moins « qu'il tenait pour exacts les rapports émanant des agents de la préfecture de police » et faisait annoncer par le Temps « qu'il répondrait de façon à décourager à Favenir les manifestants et les interpellateurs ^. »

Toujours les mêmes vocables^ les mômes airs de défi, les mêmes attitudes de fracasses et de matamores qui ne sont prises que pour sauver les apparences. Si les ministres se montrent ainsi fermes, terribles, prêts à tout braver, à l'égard du parlement et de la population, ce n'est C[ue pour déguiser à l'égard du préfet de police leur rôle aussi subordonné et aussi plat que celui des magistrats.

L'exemple de M. de Marcère n'a pas servi de leçon.

Au premier de l'an 1880, M. Andrieux donne à M. Gonstans « l'assurance du dévouement de ses collaborateurs à la République », et déclare que « [sa présence au ministère les fortifie ». M. Gonstans « constate que tous les agents se sont montrés dignes de la confiance du gouvernement et leur donne Tassurance qu'ils peuvent compter sur lui en présence des attaques dont ils sont l'objet ». Il y avait moins d'un an que les lettres du FieuiC Petit Employé avaient paru. M. Goblet a répété ce qu'avaient dit MM. de Marcère et Gonstans. M. Waldeck- Rousseau l'a amplifié.

Après les ordres du jour des 19, 22, 29 mars 1881, par le conseil municipal, contre le Préfet de police, une interpellation eut lieu le 1 1 avril 1881 , déposée par M. Pascal Duprat. 372 voix contre 72 donnèrent raison au préfet de police. L'histoire atteste que les majorités parlementaires, comme les gros bataillons, ne prouvent que la force,

M. Gonstans, ministre de l'intérieur, essayait, en même temps, de couvrir son préfet et de se dégager de la responsabilité de ses actes. « M. Andrieux, mais il n'existe pas I est-ce qu'il y a un préfet de police qui s'appelle Andrieux? Sans l'interpellation, j'ignorais complètement cela. »

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