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LA POLHIOMYÉLITE 7

en série, de singe à singe, ce qui fut réalisé très rapidement par Flexner et Lewis, Leiner et Wiesner, Weichselbaum, Landsteiner et Levaditi.

Quelle est la nature du virus poliomyélitique? Cette question ne peut être résolue actuellement; un fait seul est établi expérimentalement : la peliomyélite est provoquée par un virus qui traverse les bougies filtrantes.

Le virus est assez sensible à la chaleur; immergé dans la glycérine diluée, maintenu au-dessous de G° C., il conserve sa virulence pendant plusieurs années.

La connaissance du facteur pathogène d’une maladie infectieuse constitue une notion capitale, qui doit cependant être complétée par d’autres données, notamment : où se conserve dans le milieu ambiant le virus? comment se propaget-il à l’homme?

Un fait est certain : la poliomyélite se transmet par contact direct, soit avec des malades, soit avec des convalescents, soit avec des sujets atteints d’une forme inapparente de la maladie, soit enfin avec des individus en bonne santé, dont le nasopharynx est un réservoir de virus poliomyélitique. Notons que ce virus peut infecter d’autres hommes, mais il est sans effet sur le porteur de germes lui-même.

La notion de la contagion interhumaine constitue actuellement la directive essentielle des hygiénistes qui édictent les mesures prophylactiques : le virus est véhiculé par l’éternuement, la toux, les particules salivaires projetées au cours de l’émission des sons, etc.

Expérimentalement, Flexner et Lewis, Landsteiner et Levaditi ont infecté des singes, en plaçant, dans les fosses nasales de ces Primates, des bourdonnets de coton hydrophile, imprégnés de virus poliomyélitique.

La marche de certaines poussées poliomyélitiques a conduit récemment Kling à suspecter l’eau comme vecteur de virus : « Sans eau, a écrit le médecin suédois, aucune forma-

tion de foyers poliomyélitiques. » Dès lors, on peut se demander

si d’autres liquides, notamment le lait, ne jouent pas le même rôle. En tout cas, Kling, Levaditi et Lépine ont établi expérimentalement que le singe est susceptible de s’infecter par le tube digestif et que les fèces peuvent être virulentes.

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