‹ La Polis GrecqueChapitre 26 sur 83 · V. L'ancienne organisation après Clisthènes · texte numérisé non relu

V. L'ancienne organisation après Clisthènes

lieu, à l’avenir, dans l’année qui suivra celle où a lieu la consécration de la chevelure (par les garçons), à la koureotis des Apatouries.

Si quelqu'un veut appeler devant les Démotionides de la sentence qui l’a rayé de la liste, ce recours lui est ouvert, ἐὰν δέ τις βόληται ἐφεῖναι ἐς Δημοτιωνίδας ὧν ἂν ἀποψηφίσων»ται, ἐξεῖναι αὐτῶι. On remarquera que la juridiction d’appel est la même que celle de première instance.

L’oixos des Décéliens désignera en ce cas cinq accusateurs d'office, ἐλέσϑαι δὲ ἐπ᾽ αὐτοῖς συνηγόρος τὸν Δεχελειῶν οἶκον πέντε ἄνδρας. L’appelant débouté par les Démotionides sera frappé d’une amende de 1000 drachmes. Elle sera perçue par ὃ ἱερεὺς τὸ Δεχελειῶν oixo. Puis vient, 1. 45, cette phrase: ταῦτα] δναι ἀπὸ Φορμίωνος ἄρχοντος. Certains auteurs! placent ici seulement, avec raison, je crois, le commencement du second chapitre.

Le phratriarque doit veiller, sous peine d'amende, à ce que, chaque année, la phratrie vote sur les individus sujets à la diadikasie. A l’avenir, les sacrifices, usités à l’occasion de linscription à la phratrie, τὰ [μεῖα καὶ τὰ xogela, auront lieu, sauf des circonstances extraordinaires, à Décélie, à l'autel, sous peine d’une amende à percevoir par le hiereus.

Le deuxième décret, celui de Nikodèmos, complète les dispositions précédentes. Il y aura d’abord, à chaque présentation, une instruction préalable (anakrisis). Chacun doit fournir trois témoins pris parmi les thiasotes. Ces témoins déclareront sous serment: μαρτυρῶ ὃν εἰσάγει ἑαυτῶι ὑὸν ἔναι τῦτον γνήσιον ἐγ γαμετῆς. S'il ne trouve pas dans son thiase trois témoins, il les prendra dans l’ensemble des phratères.

Ensuite, a lieu la diadikasie, le phratriarque fait d’abord voter les thiasotes; il dépouille publiquement le scrutin et proclame le résultat.

Enfin, les phratères votent, et cette fois les thiasotes s’abstiennent. Si, contrairement à l’avis de ces derniers, les phratères rejettent l’enfant, les thiasotes payeront une amende. Si le vote des thiasotes à été négatif, il y a appel devant

1 Entre autres, Lipsius, G. de Sanctis, Szanto.

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l'ensemble des phratères, ἐς τοὺς ἅπαντας φράτερας. À défaut d'appel, la décision des thiasotes est souveraine.

Le dernier décret est celui de Ménéxénos; il ordonne à ceux qui doivent faire inscrire un enfant de faire connaitre, dans un certain délai, le nom du père et son dème; quant à la mère, le nom de son père et son dème; le phratriarque les affichera à l'endroit ὅπο ἂν Δεχελειῆς προσφοιτῶσιν. Ce délai est fixé en ces termes, |. 116: ὅπως δ᾽ ἂν εἰδῶσι où φράτερες τοὺς μέλλοντας εἰσάγεσϑαι, ἀπογράφεσϑαι τῶι πρώτωι ἔτει ἢ ὧι ἂν τὸ κούρεον ἄγει τὸ ὄνομα, ce qui peut se comprendre de plusieurs façons: soit la première année, celle de la naissance, ou l’année où a lieu le sacrifice du χούρειον; soit l’année même de la naissance où a lieu ce sacrifice; ! soit l’année après celle où a lieu le χούρειον,2 ce qui me paraît la meilleure traduction.

Nous avons donc devant nous la phratrie des Démotionides.

Elle a à sa tête un phratriarque et un hiereus de Zeus Phratrios.

Elle se compose d’un certain nombre de thiases; tout individu fait à la fois partie d’un thiase et de la phratrie.

Si nous reprenons les trois décrets, nous y lirons les formalités à remplir pour obtenir l'inscription d’un enfant à la phratrie.

Première formalité: le décret de Ménéxénos ordonne la publication, dans un certain délai, des noms des candidats avec indication des parents et justification de leur nationalité.

Deuxième formalité: l’année suivante, le décret de Hiéroklès fixe cette date, aura lieu la présentation de l’enfant au thiase, εἰσαγωγή, la décision préalable, ἀνάχρισις, de celui-ci. Le décret de Nikodèmos en détermine les règles: lenfant sera présenté au thiase de son père; trois témoins pris dans ce thiase garantiront qu'il est dans les conditions voulues; puis vote des thiasotes.

1 Lipsius, Z o., p. 165, ne reconnaît dans la phrase grecque aucune alternative, pas plus que dans cette traduction latine: primo aetatis anno vel quocunque hostiam obtulerit. Le sacrifice du χούρειον, ibid., p.164, ἡ. 3, a en effet lieu l’année mème de la naissance.

3 Dittenberger traduit: l’année qui suit le sacrifice, ποῶτος = proximus.

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