‹ La politique coloniale sous l'ancien régime [microforme]Chapitre 113 sur 126 · VPONPERT NE PRET PT TE OS DOTE · texte numérisé non relu

VPONPERT NE PRET PT TE OS DOTE

CO ÉMERGER pen M scannés 27

des ordonnances qui obligeaient les capitaines de navires allant aux Indes d'embarquer avec eux des engagés, La raison qu'il en donna indirectement dans l'ordonnance qui fut rendue à cette occasion, est que les individus qui, en temps normal, se rendaient aux colonies, s'enrôlaient alors dans les armées, et qu'il ne s'en présentait plus pour les embarquements,

Cette simple indication montre que, sous l'ancien régime, le personnel des engagés se recrutait parmi les éléments les plus énergiques du pays. Mais une autre réflexion est suggérée par la somme de 60 li-

vres que, d'après la même ordonnance, tout armateur

devait verser par chaque engagé qu'il n'emmenait pas. Lorsqu'on tient compte, en effet,de la valeur de l'argent à l'époque, en regard des dépenses nécessitées pour chaque engagé avant lembarquement et après, on est porté à juger que trois années de travail ne devaient pas être trop, vu qu'il y avait pendant le même temps à faire face aux frais de nourriture, d'entretien et de maladie, « Car il est connu de tout le monde que les individus qui entraient alors en service étaient relativement très peu payés. Aussi, comme cette somme de 60 livres n'était pas une amende, doit-on la regarder comme représentant le minimum des

RÉ GR EP Er A NE tee unes ati

ines de

eux des tement ‘casion, mal, se ans les

les em-

l'ancien [ parmi ais une le 60 lirmateur nmenail

valeur ses néar queannées y avail frais de

s indi- Jativesomme -on Îa n des

dépenses occasionnées par le transport d'un engagé, Ce détail, dans l'espèce, est assez important pour que nous reproduisions le texte de cette ordonnance :

Sa Majesté ayant, par ordonnance du 49 février 1698, obligé les négocians qui envoient des vaisseaux à P'Amérique, d'y embarquer un certain nombre d'engagés en proportion de la force de leurs bâtiments, non seulement par le besoin que les habitants des colonies en ont, mais encore parce que, en s'établissant, ils les fortitient et augmentent; elle aurait été informée que la levée de ces engagés est devenue très difficile et peu possible, par les recrues qui se font pour les armées, et que, quel: ques soins que les négocians se donnent, ils ne pourront remplir les conditions de leurs passeports ni cette ordonnance, si elle ne veut bien entrer dans quelque tem pérament qui les mette en état d'y suppléer, au moins pendant la conjoncture de la guerre; sur quoi, voulant pourvoir, Sa Majesté à ordonné et ordonne, veut et entend que l'ordonnance du 19 février 4698 et la clause des passeports qui s'expédient pour les bâtiments destinés pour l'Amérique, concernant les engagés, soit exécutée selon sa forme et teneur, et cependant que, pendant le temps de la guerre seulement, il sera permis aux négocians qui n'auront pu en trouver, de remettre soixante livres, pour chacun de ceux qu'ils seroient obligés d'avoir, au caissier du trésorier de Ja Marine, moyennant quoi et sur la quittance dudit caissier, ils seront dégagés de ladite condition et de la peine encou-

rue pour la contravention de ladite ordonnance, qui ne subsistera que jusqu'à la paix, auquel temps l'envoi desdits engagés redeviendra absolument névessaire et sans qu'il y puisse être suppléé,

A titre d'exemple de la surveillance méticuleuse à laquelle les planteurs étaient en butte à propos des durs traitements qu'ils auraient pu infliger à leurs engagés, nous donnerons le règlement de police suivant, édicté à ce sujet (27 janvier 1700) par l'in tendant général ou représentant du roi dans les îles de l'Amérique :

Francois-Roger Robert, ete,

Étant informé qu'il se glisse plusieurs abus dans les isles à l'occasion des engagés, lesquels pourroient être très préjudiciables aux avantages que les colonies doivent ressentir du nombre de ces engagés qui sont amenés par tous les vaisseaux marchands suivant les ordres du roi, s'il n'étoit pas pourvu à en arrêter le Cours ; nous avons estimé nécessaire, pour faire cesser ceux qui nous sont connus, d'y pourvoir de la meilleure manière qu'il a été possible; et, comme un des premiers soins, à l'égard desdits engagés est de tenir la main à ce qu'ils soient nourris, pansés et médicamentés dans les maladies qui leur arrivent, nous ordonnons à tous les habitans qui ont ou qui auront des

Ju de en tot ph

qu de on qu' défi de livr ior au ord

esel

Page 1