RS —
chartes de concession accordaient aux «€ prélatz et
autres ecclésiastiques, seigneurs et gentilzhommes, ESPN
officiers soit du Conseil de Sa Majesté, soit des À lot Cours souveraines », non seulement le droit d'être tioi actionnaires où commanditaires de compagnies de : sra colonisation, mais encore celui d'aller s'établir en î tan personne aux colonies et d'y faire le commerce, ï po
« sans diminution en rien de ce qui estoit de leur enc
noblesse, qualitez, privilèges et immunitez ». tou
Se
Aujourd'hui, nous sommes généralement très peu ; Lot
initiés à l’organisation sociale de Fancien régime; el cest pourquoi Fon ne comprend peut-être pas du Not | premier coup toute la portée d'une disposition de f em} 1 cette sorte, Mais à la réflexion on ne tarde pas à | d'u | reconnaître que son importance pour l'époque était : log ! considérable, C'était, en effet, la liberté donnée à la ! des | noblesse, au clergé, aux grands fonctionnaires, cle d'entrer dans des affaires qui, de par les principes su constitutifs du royaume, n'auraient dû être ouvertes b stal | qu'aux membres du tiers était; et par conséquen. | b la faculté pour eux, soit dans le commerce ou les | | plantations aux colonies, soit dans les sociétés de ; be colonisation par actions, de réaliser, sans crainte è es de déroger, des gains et des bénéfices qui, en toute $ not autre circonstance, auraient été le privilège exclusif SSI
de la roture,
LOUIS XITI ATTIRA LES CAPITAUX PRIVÉS 63 tz ct | Grâce à cette mesure, les compagnies pouvaient nef, espérer d'obtenir une certaine quantité de souscripdes tions de la noblesse, du clergé où des hauts foncêtre tionnaires. Cependant il n'y avait pas seulement les s de : erands ordres de PÉtat ou les fonctionnaires impor- “en É tants qui eussent de l'argent disponible ou qu’on rce, i pouvait avoir intérêt à essayer de gagner, il y avait leur È encore les commerçants et les bourgeois, En ce qui
‘ touche ces derniers, il est superflu de dire que peu Louis XII et Richelieu étaient beaucoup trop avisés me; et trop pratiques pour n'avoir pas songé à eux, du j Nous ajouterons néanmoins que le moyen qu'ils ide ê employérent à leur égard, pour les prendre, quoique CE | d'un genre un peu différent, était tout à fait anaétait è logue à celui dont ils s'étaient servi à l'endroit à la des grands fonctionnaires, de Ta noblesse et du res, clergé, On s'en assurera de reste par les lignes ipes suivantes, que nous émpruntons à l'article 15 des tes k statuts de la Compagnie de la Nouvelle France : en À
les | -
di À Et. en cas, dit en effet le roi dans cet artiele, que du & nombre des dits associés de Ja dite Compagnie. il sen ie È rencontre quelqu'un qui ne soit pas d'extraction noble, ute : nous voulons et entendons anoblir jusqu'à douze des dits usif associés ; lesquels jouiront à l'avenir de tous les privi-
: lèges de noblesse, ensemble leurs enfants nés et à naître
en loyal mariage : et à cel effet nous ferops fournir aux dits associés douze lettres d'anoblissement signées, scellées et expédiées en blanc pour les faire remplir des noms des dits douze associés, pour estre les dites lettres distribuées par nostre dit cousin, le cardinal de Richelieu, à ceux qui lui seront présentés par la dite Com-
pagnie,
Ainsi, pour faire venir la noblesse, le clergé et les grands fonctionnaires, on leur offrait des avanages matériels qui auraient dû rester le monopole des roturiers, et, pour gagner les roturiers, on faisait miroiter à leurs yeux lanoblissement, C'était on ne peut mieux combiné.
Comme il est supposable que les compagnies n'attribuaient gucre les lettres de noblesse, accordées ainsi par le roi, qu'aux roturiers ayant souscrit le plus grand nombre d'actions, on devine quelle émulation devait sur ce point se produire entre eux, Ce devait être à qui la souscription serait la plus forte, Dans le cas de la Compagnie de la Nouvelle France, c'était, en réalité, une véritable rise aux enchères de douze lettres de noblesse,
En dehors de ces faveurs, des chartes en renfermaient encore plusieurs autres 6 tement desti-
nées à faciliter aux compagnies li réunion de leur
RÉ AEacte Re EDeae) 0e
SET à
POP PTE RTE
f Em 5 rstenmenmunees.
den dit SOI Cas {[uo en | COXC qu
sibl
aux sceldes À {tres c che- | O- H ñ , 5 a ef :
an :
pole \ fau - {ait nies El ie Ë lées ë it le Ë elle :
tre à it la ou- ISO î Ê Ë er- L st 1 à eur :
RE R T LOEESS
sr:
ee