RES
DE a
neur britannique crut nécessaire d'inventer un prétexte sanitaire pour interdire l'entrée du port au vaisseau. Tous ces braves gens, en effet, entendant depuis quelques semaines parler des exploits de l'amiral Pierre sur les côtes de Madagascar, et du peu de cas qu'il faisait des observations de la croisière anglaise, s'étaient purement et simplement imaginés dans leur patriotisme que la France, songeant enfin à eux, venait les délivrer, Et tous, sans y réfléchir davantage, commencçaient à se concerter pour prendre leurs dispositions en conséquence, et nous prèler main-forte
Or, à ces pays restés foncièrement français par leur population, leur langue, leur mœurs, leurs lois,
leurs sympathies, si l'on veut bien maintenant ajouter Bourbon, Madagascar, nos comptoirs actuellement existant aux Indes, puis les influences, les alliances et les moyens d'action que nous possédions sur le continent indien et dont Dupleix aurait été capable de faire un si bel usage, à moins d’être de mauvaise foi, force est de convenir qu'aux xvn° et xvin siècles, dans cette partie du monde appelée les Indes orientales, l'ancien régime avait en main les éléments d’un empire des Indes colossal, empire qui, sans la criminelle insouciance de Louis XV, au lieu d'appartenir aujourd'hui à l'Angleterre, serait aux Français.
RÉ rPEPS es sers ” ——— pr PA — — = ul ) 4
pré-
au lant : l'apeu sière incs nfin chir Jour ous
par ois, üter ent ices r le ble aise les,
en-
ÉPPRAN ES
manne mme
Que si, de l'océan Indien, on se transporte à présent dans l'Atlantique, même chose; avec cette différence toutefois que notre situation coloniale de ce côté était peut-être encore plus brillante,
Sans parler effectivement des quelques Antilles qui nous sont restées, il n'est personne de nos jours qui ne sache de notoriété publique que le Canada, aujourd'hui à la Grande-Bretagne, est peuplé d'une population en majorité française, régie encore par l’ancienne Coutume de Paris, et que la langue dont on y fait usage est le français, le français de ses premiers colons, le pur français du xvn® siècle? Tout le monde sait, en outre, qu'il y à quarante ans à peine, tous les habitants de la Louisiane, qui est actuellement aux États-Unis, étaient de souche francaises, et que, dans toutes les rues, à toutes les boutiques de la Nouvelle-Orléans, on ne voyait que des noms français. Il est également connu que notre langue est la langue officielle de la République d'Haïti, qu'elle est parlée sur tout son territoire, ct que les deux tiers des familles de la Trinité, aujourd'hui possession anglaise, s'expriment en français ; témoignage évident que les premiers colons de ces deux contrées ont été français, Ce qui subsiste encore de nos anciennes créations coloniales permet de juger quelle action prépondérante eut l'ancien régime
piste
ph
jme ete
nee TN ET RER = = nm .