RÉLATIVEMENT ACE QU'ON FAIT DE NOS JOURS
L'innovation dont nous sommes redevables à M. de Freycinet, avec sa distinction des pays de protectoals, c'est-à-dire avec le droit qu'il à reconnu pour chacune des contrées soumises à notre protection, d’avoir une organisation et un régime administratifs spécialement taillés pour elle, va heureusement nous faire entrer dans une voie toute nouvelle, EU It est fort probable qu'il <'ensuivra des changements correspondants pour nos autres colonies,
Mais, en attendant, on conçoit les avantages que présentait à cet égard l'institution des compagnies, Du moment qu'une compagnie, en effet, avait toute liberté de gouverner et d'organiser les contrées de sa concession comme elle entendait, il est évident que, de ce côté, son intérêt lui conscillait de se conformer à la nature des choses et au caractere des naturels, et par conséquent de faire tout ce qui devait concourir au succès qu'elle désirait, Dans ces conditions, les contrées dont une compagnie entreprenait la colonisation avaient donc les plus
erandes chances d’être dotées des règlements et du
colonies ont été mises en pleine lumière par M. Charles Giraudeau (Nouvelle Revue, livraison du 15 août 1884, p. 704 et suivantes), Il est regrettable que l'auteur S'en soit tenu aux grandes lignes, sans entrer dans tous les détails de la question qu'il nous paraît posséder à fond.
mode d'administration et d'organisation qui lui convinssent le mieux; par suite, aucun risque pour elles, comme elles en auraient eu de nos jours avec notre régime, d’être exposées à végéler on à périr étouffées sous des lois et une organisation imaginées, comme à plaisir, à deux ou trois mille licues de là, et imaginées par des gens n'y étant jamais venus, et qui ne s'étaient peut-être jamais mis à la place de ceux qui devaient y venir habiter.
Ivy avait déjà là un premier avantage; mais ce n'était pas le seul que les colonies pouvaient retirer du système des compagnies.
Quand une compagnie se constituait, chacun de ses membres n'avait pas d'autre préoccupation que de retirer de la charte tous les profits possibles, et cela, bien entendu, afin d'avoir chaque année de gros dividendes à recevoir. Cette préoccupation était, assurément, des plus légitimes, et il n’y à per-sonne qui ne la trouve très naturelle. Mais, en revanche, on peut deviner quelles conséquences elle devait avoir sur la mise en pleine valeur des colo-
nics,
S'il y a une chose qu’il faut se garder de de-
mander à nos gouvernements issus de la Révolution, c'est bien de chercher à faire d'excellentes affaires avec leurs colonies, c’est-à-dire à en retirer des res-
lui )OUr vec Jérir manille tant nais iler.
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