RELATIVEMENT A CE QU'ON FAIT DE NOS JOURS
qu'il Jui était possible de mettre en valeur les territoires qu'on lui avait accordés,
On n'a pas oublié en quoi consistaient les privilèges attribués aux compagnies; ils se réduisaient à trois principaux : 4° le monopole du commerce ; 2 Ja franchise pour certains droits de sortie ct d'entrée ; & l'exploitation ou la vente des terres,
En ce qui concerne l'exemption de ces droits d'entrée et de sortie, il n’est pas besoin d’y penser longtemps, pour voir que cette franchise aurait été lettre morte et n'aurait pas représenté le moindre avantage, si, faute d'en avoir l’écoulement dans leurs possessions coloniales, les compagnies n'avaient pas eu à y introduire des marchandises de France, ou si une production sérieusement organisée dans leurs colonies ne leur avait pas fourni le moyen d'importer dans la métropole une quantité notable de denrées coloniales où autres produits.
Observation analogue pour tout ce qui a trait au monopole du commerce dont elles jouissaient. Ce monopole n'avait visiblement une chance assurée de leur être profitable qu'à la condition que la population productrice qu'elles auraient à alimenter et à pourvoir là-bas fût très nombreuse. Car plus cette population serait dense, ei plus elle offrirait de débouchés à ce qu’on lui apporterait, plus par contre
pe A th on +
rene TERRE CEE sn Da
elle serait susceptible en échange de donner des choses à embarquer pour la mère patrie.
Pour ce qui regarde enfin les terres, bien que les compagnies organisassent quelquefois ellesmêmes de vastes plantations agricoles, leurs véritables bénéfices ne provenaient, en somme, de ce côté que des lots de terres qu'elles réussissaient à vendre aux colons. Conséquemment, plus il arrivait de colons de France, et plus les ventes de terres devenaient importantes, plus dès lors les compagnies étaient sûres de gagner.
En somme donc, on le voit, dans quelque sens que l'on se retourne, les dividendes d’une compagnie dépendaient, pour ainsi parler, exclusivement du développement qu'elle savait donner à la colonisation. Il n'y avait vraiment pour elle d'espérance de réussir que si elle concentrait tous ses efforts sur ce point: le colon, attirer le colon. On peut même dire que son succès était régi par ces trois aphorismes que, dans la conduite de ses affaires, elle avait intérêt à ne jamais perdre de vue: plus les colons qu'on aurait amenés seraient heureux et satisfaits, plus ils en engageraient d’autres à venir de France pour les rejoindre; — plus les établissements des colons seraient prospères et durables, et plus les colons abonderaient plus. par conséquent, il y aurait de terres à
ce
di
des
que les ita-
ce jent rrirres )n-
que nie
du isaince sur ôme )hovait [ons plus r les