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ones à
RELATIVEMENT A CE QU'ON FAIT DE NOS JOURS fol
écouler ; — enfin, plus on compterait de colons dans une colonie et plus on aurait de produits français à y vendre, plus il v aurait de produits coloniaux à en exporter.
Ces simples lignes permettent d'apprécier combien. avec ces colonies de jadis, nous sommes loin de celles d'aujourd'hui, administrées, organisées et régies directement par l'État.
Que de nos jours, en cffet, un de nos nationaux veuille aller faire souche dans une colonie, aucun courant n'existant plus, ni aucun encouragement, il a besoin d’une énergie peu commune pour obéir à ses sentiments et n'être point paralysé par la force d'inertie dont il est enveloppé. Arrivé lè-bas, s'adresse-t-il à notre gouverneur qui, rétribué par l'État, n'a par suite aucun intérêt personnel au développement et à la prospérité de la contrée dont il à la charge? Dès le début on le tient, sauf à lui à faire la preuve du contraire, pour un homme suspeel, qu'un méfait qnelconque a mis dans Fobligaion de s’expatrier. Personne ne laide, On le resarde plutôt comme une gêne et un embarras que comme un bienvenu ou une acquisition utile à la colonie, On lui fait attendre des mois et des mois, quand ce n’est pas des années, la concession de terre qu'il demande, et que l'on devrait être trop heureux
de lui accorder sur-le-champ. Bref, on l’abreuve de lo
tant d'humiliations, on se prête si peu à ce qu'il pr
| réclame, on lui impose tant et tant de retards, qu'il pl
finit par s'en aller; à moins, ce qui arrive le plus fu
f souvent, que, ulcéré du mauvais vouloir et du mépris la
auxquels il se sent en butte, il ne tombe malade ct, ve
découragé, ne meure de chagrin. fr
| Autrefois le colon était au contraire la poule aux le:
{ œufs d’or, l'être désiré. Etil ne faut pas croire qu’on le
; attendait qu'il vint de lui-même. On allait jusque ne
dans son village éveiller ses goûts d'aventures, son Y
amour du bien-être et d'émancipation économique : les on employait tous les moyens pour le décider à s’em- | barquer. Puis. une fois Ià-bas, bien loin d’être abanà | donné, seul, sans secours, toutes les facilités étaient mises à sa disposition, afin qu'il püût se tirer d’af- | faire au plus vite, On se l'explique, puisque le jour même où il se tirait d'affaire, comme producteur, consommateur ou propriétaire, il devenait une
| source de revenus pour la compagnie.
| à Après ces renseignements, nous ne croyons pas que l’on soit encore surpris quand on lira, dans de | / vieux livres relatifs aux colonies, que les compagnies | se disputaient avec la plus grande àpreté les gens
disposés à aller coloniser.
| La preuve la plus manifeste, en effet, que les co-
jour eur, une
pas s de nies Lens