RELATIVEMENT A CE QU'ON FAIT DE NOSJOURS
lons constituaient bien le fondement même de la
prospérité de ces anciennes compagnies, c'est qu'en
plusieurs rencontres il arriva que quelques-unes furent, du jour au lendemain, totalement ruinées par la faute d'un gouverneur maladroit ou intempestivement autoritaire ; et cela, uniquement parce que, froissés et mécontents, les colons, ayant abandonné leurs plantations, s'étaient transportés en masse sur le territoire d'une compagnie voisine, dont le gouverneur plus intelligent leur avait faitentendre qu'en les y accueillerait bien, et qu'ils n’y seraient jamais molestés.
Nous avons dû nous borner à des indications très sommaires. Cepeñdant il nous semble en avoir dit plus que suffisamment pour que nos lecteurs se rendent compte d'eux-mêmes des avantages qui découlaient de l'institution des compagnies, Hs ont pu reconnaitre que, comparativement surtout aux pratiques suivies par nous depuis la Révolution, les anciennes compagnies constituaient, au point de vue colonial, un instrument supérieur, susceptible de produire les meilleurs et les plus grands résul-
lats.