CARACTÈRE PERPÉTUEL DE LEURS REVENUS
Leur source, si lon veut bien tout considérer. aurait pu diflicilement être plus pure. Et elles méritaicnt d'autant plus de respect qu'on n'aurait pas aisément cité des compagnies, depuis Louis XIE, qui n'eussent point perdu la majeure partie de leur capital de fondation. Mais est-ce qu'après cent où cent cinquante années, le souvenir des services rendus s'était perdu, ou pour une autre cause ? Peu importe. En tout cas, ce que l'on sait bien, c'est que, devant les jérémiades venant de partout et de tous, ces redevances furent assimilées aux droits féodaux et supprimées comme tels, sans que la Révolution ait jamais payé à leurs Utulaires ce qu'on leur avait promis comme indemnité.
Nos lecteurs étant maintenant aussi renseignés que possible sur ce qui est relatif à l'embauchage el au transport des colons, sur les conditions auxquelles on leur distribuait des terres, ainsi que sur le fonctionnement des anciennes compagnies, ou, si lon aime micux, sur les mobiles qui les diriseaient, nous reprenons le fil de notre étude, et nous allons exposer les divers moyens dont se servit la royauté pour augmenter l'action des compagnies et les mettre en mesure d'imprimer une
vigoureuse impulsion à leur colonisation.