LES COLONS AVAIENT QUALITÉ DE FRANCAIS
soient désormais censés et réputés pour naturels francois, et comme tels puissent venir habiter en France quand bon leur semblera et y acquérir, tester, accepter donation et legs, tout ainsi qne les vrais regnicoles el naturels francois, sans estre tenus de prendre aucune Lettre de déclaration ni de naturalité,
Comme autre exemple, nous pouvons citer également la charte de la € Compagnie desisles de l'Amnérique ».
Elle n'est pas moins explicite à cet égard, comme au reste toutes les autres chartes qui furent octroyées
sous lancien régime,
Et d'autant, 4 lit-on effectivement, qu'aucuns de nos sujets pourroient faire difficulté de transférer leur demeure ès dites isles, craignant que leurs enfants perdissent leurs droits en ce royaume, Nous voulons et ordonnons que les deseendans des François habitués es distes isles et mesme les sauvages qui seront convertis à la foy chrétienne et en feront profession, soient censés et réputés naturels françois, capables de toutes charges, honneurs, successions 64 donations, ainsi que les originaires et régnicoles, sans estre tenus de prendre Lettres de déclaration où de naturalité,
Nous avons beau nous targuer de nos jours d’être au point de vue humanitaire beaucoup plus avancés que le xvn® siècle, ces deux extraits nous forcent
d'avouer que, par un côté au moins, ce dernier siècle nous dépassait, Tout le monde sait, en effet, que les indigènes de nos colonies actuelles : Algérie, Tunisie, Sénégal, Cochinchine, ete, attendent encore des facilités semblables à celles que Louis XIE avait jugé bon d'édicter en faveur des « sauvages » de son temps, pour leur permettre d'acquérir la qualité et les droits de citoyen français.
Quoi qu'il en soit, on ne peut contester que c'était déjà un très grand point et d’une utilité capitale, que d'amener, par celte habile mesure, tous les courants d’émigration à aller se déverser dans les endroits de leurs pays de concession où les compagnies avaient le dessein de développer la colonisation ; mais le roi n'avait pas entendu s'en borner là : il voulut faire davantage, Il projeta, en outre, de faire tous ses efforts pour provoquer dans les différentes couches sociales de France le goût de la colopisation et des entreprises coloniales, Dans tout ce qu'il fit en cette circonstance, son intention était évidemment de procurer aux compagnies une certaine catégorie de colons sur lesquels elles n'anai peut-être jamais eu à compter, où p qui seraient peut-être restés des années avant di d'eux-mêmes à passer aux colonies et à v mettre di
terres, des mines ou des forêts en valeur.
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À 1e les à nisie, À des aval vil » de ualité is Abas Afin d'amener la bourgeoisie de France à créer de grandes c'était + à RS RP plantations dans les colonies, le roi promit d'anoblir tous ceux tale, qui, pendant un temps déterminé, iraient aux colonies pour toa 4 installer d'importants établissements agricoles, —Comme des MR 70 artisans étaient absolument indispensables, moyen employé 1s les par lui pour que les compagnies en eussent autant que les besoins de leurs colonies pouvaient en exiger. Mais ce n'était Mmpa- pas le tout d'avoir aux colonies des artisans et des gens dis ation : posant de grands capitaux, il fallait encore des ouvriers, ‘ , des travailleurs, r là:
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diffé a colo- Nos lecteurs ne doivent pas avoir oublié que out ce Louis XIE avait déjà pris une décision dont l'effet
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ne Cer- provenant des hautes classes de la société 1 c'est
Tnt lorsqu'il avait déclaré que tout membre du clergé qui ou de la noblesse et les hauts fonctionnaires avaient onger le droit, sans déroger ni perdre aucune de leurs tre di ; prérogatives, non seulement de souscrire des actions
de compagnies de colonisation, mais de commereer