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aux colonies et d'y avoir des plantations. Ilest évident qu'il avait cherché ainsi à racoler au profit des compagnies des colons d'une certaine espèce, disposant de gros capitaux et capables par conséquent, si la fantaisie les prenait de se rendre aux colonies, de mettre d'immenses étendues de terre en culture, d'ouvrir des mines, de s'engager, en un mot, dans des opérations exigeant de grosses avances d'argent.
Cependant, comme, au xvu siècle notamment, la noblesse et le elergé avaient beaucoup trop à faire dans la métronole pour penser à s’en aller coloniser, le roi avait senti que c'était principalement dans la bourgeoisie qu'il avait vraiment chance de trouver des colons de ce genre: aussi est-ce de ce côté qu'il résolut d'opérer.
Dans les finances, le commerce, l'industrie, ou vivant de ses rentes, le tiers état, en effet, renfermait alors une classe aisée, riche même, dont l'unique ambition, puisque ce n'était pas la fortune qui lui manquait, éiait de sortir de sa condition sociale, en essayant de pénétrer dans l'ordre de la noblesse, Le roi ignorait si peu cette ambition que, lors de la constitution du capital de plusieurs compagnies, il aveit remis aux initiateurs une certaine quantité de lettres de noblesse, destinées aux bourgeois qui
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