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ml k. des plantations coloniales que d'avoir un fonds solide rine de 5 : ñ et dense de population.
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Or, afin de donner aux compagnies le moyen de se procurer de ces ouvriers en aussi grand nombre
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aucune atfédie ‘ j bien partagés que les artisans, sous le rapport des olonies | nailitée ; ':
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Difficultés rencontrées aujourd'hui par le Français qui veut aller aux colonies, — Ces diflicultés n'existaient pas sous l'ancien régime, — Avantages que l'institution des engagés | présentait pour le développement de lémigration, — Ce qu'était cette institution, — Preuves que si, pendant un certain temps, elle fut utile aux compagnies pour leur procurer ( des colons, elle leur devint onéreuse, et que le roi la leur imposa, tant il était préoccupé avant tout du peuplement des colonies et des facilités à donner à ceux qui voulaient s'expatrier,
Nous avons eu occasion plus haut d'exposer en
quelques traits les différences existant, pour arriver
respectivement à leurs fins, entre un Français de l’an-
cien régime qui voulait partir pour les colonies, et
un Français de nos jours se trouvant dans le même
cas. Aujourd'hui, disions-nous en substance, lors-
que, après les plus grandes peines, celui qui veut
émigrer est parvenu à jeter son dévolu sur la con-
trée où il ira planter sa tente, il lui faut gagner
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un port de mer, attendre une occasion pour s'embarquer au rabais ; puis, quand il est arrivé au lieu de sa destination, il doit essayer, les dieux savent au prix de quelles démarches et de combien de emps, il doit essayer d'obtenir une concession. Et nous démontrions qu'au contraire, au xvn° et au \vin® siècle, c'étaient là autant de choses des plus faciles et des plus simples.
Or, qu'on nous permette maintenant de continuer notre comparaison, en supposant un Français de nos jours arrivé là-bas et pourvu de toute la quantité de terre qu'il a réclamée,
Ce Français, nous demandons qu'on veuille bien nous dire à qui il s’adressera pour les conseils qui lui sont nécessaires, aussi bien relativement au genre de plantation qu'il devra préférablement choisir, que sur le meilleur mode de culture à adopter. Puis, en outre, qui s'occupera de lui, qui se souciera de le renseigner à propos des principes d'hygiène dont l'inobservance aurait pour effet de compromettre sa santé ou de le vouer irrémédiablement à la mort?
Qu'on cherche. Il n’y a personne, Pour toutes ces questions d’une importance de premier ordre, il est condamné à des tätonnements et à des essais, qui épuisent ses avances ou dont l’insuccès le décourage ; et, en ce qui touche sa santé, à chaque instant il court
le risque de se voir atteint de maladies dont il peut mourir, et que quelques recommandations banales l'auraient mis à même d'éviter.
Eh bien, c'est par là que nos lecteurs vont commencer à se rendre compte de la valeur de ce qui avait été fait par l'ancien régime, dans le but d'encourager le peuple proprement dit à l'émigraltion,
Toutes ces questions qui, sans contredit, sont d'un ordre capital pour tout homme qui passe de la métropole aux colonies, l’ancien régime les avait, en effet, victorieusement résolues au profit des Français qui voulaient aller coloniser ; et il Fes avait résolues uniquement en établissant à leur intention ce que nous appellerons pour plus de commodité l'institution des engagés. |
Qu'était-ce done qu'un engagé ?
L'engagé aux colonies était un homme qui, de par une coutume passée à l'état de loi, était obligé de travailler durant trois années pour le compte de celui à qui il s'était loué, De là le sobriquet de Trente-Six Mois sous lequel, dans la métropole comme dans les contrées coloniales, on avait pris l'habitude de le désigner. Mais, toujours de par la même coutume, en échange de ces trois an-
nées de travail, l’engagé avait droit à être trans-
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porté de France, nourri, logé, vêtu, entretenu ; il touchait quelquefois, en outre, une petite rétribulion ; puis, ces trois années écoulées, son patron, son propriétaire où son maitre, comme on voudra, devait s'arranger pour lui allouer ou lui faire allouer en toute propriété, moyennant bien entendu la redevance ordinaire, l'étendue de terre qu'il était capable de cultiver. Nous dirons toutefois que ce dernier avantage n'en était pas un, attendu que les compagnies étaient trop heureuses, moyennant une redevance annuelle, de se défaire de leurs terres,
Au xva® et au xvint siècle, st lon se rappelle les publications que les compagnies faisaient faire dans tous les villages soit par voie d'afliches, soit au prône des grand'messes, 11 tombe sous le sens que quiconque avait la velléité de quitter la mère patrie pour les pays d'outre-mer, ne pouvait éprouver aucun embarras.
Dans l'atmosphère intellectuelle ambiante, il trouvait toutes les indications dont il devait avoir besoin, tant sur les colonies, les différents modes de colonisation, et les conditions qui étaient faites par les compagnies, que sur les ports où stationnaient les vaisseaux pour s'embarquer, les chances de réussite, ete. C'était là, en effet, autant de sujets sur les-