ÉPILOGUE
L'auteur de cet opuscule est, avec le précédent chapitre, arrivé au bout de son rouleau ; mais rhistoire, qui ne s'arrête jamais, n'a pas dit son dernier mot. Ce qui ne s'arrête pas non plus, c'est le besoin de l'homme de lire le plus loin possible dans l'avenir, de tirer de faits consommés leurs conséquences dernières. Les conjectures dépendent d'ailleurs beaucoup des individus qui s'y abandonnent, comme aussi des circonstances ambiantes, au milieu desquelles on les hasarde, de l'époque à laquelle elles sont émises. Nous avons entendu Brentano, notamment, prophétiser, nous l'avons vu explorer l'horizon, débattre les conditions auxquelles les destinées de sa patrie pourraient gagner encore en envergure ou se consolider à l'abri des tempêtes. Mais c'était en 1884, avant les conventions de 1891 et 1894, et bien, que son tempérament économique ne l'éloignât pas des solutions libérales, ses combinaisons se ressentent