‹ La politique commerciale de l'AllemagneChapitre 13 sur 39 · ÉPILOGUE · texte numérisé non relu

ÉPILOGUE

procher de plus en plus intimement rAllemagne , r Autriche-Hongrie, la Suisse, l'Italie, la Belgique, mais encore à conquérir ultérieurement la Roumanie, la Bulgarie, la Serbie, l'Espagne et le Portugal, les Pays-Bas, le Danemark, la Suède et la Norwège. Tous les adhérents y trouveraient avantage, sans qu^aucun ait à en souffrir dans sa personnalité économique, qui ne demeurerait liée que pour une période d'années modérément étendue. Or, c'est là ce qui importerait au premier chef. Pris isolément, les Etats, même les plus condérables, de l'Europe centrale et méridionale courraient risque de venir à rien, de faire pauvre figure au regard de la Russie, de l'Amérique et d'un Greater Britain éventuel. Seul, le raccordement périodique, rendu toujours plus étroit en la forme contractuelle, des contrées de l'Europe centrale vivant en bons termes avec l'Angleterre, serait capable d'empêcher l'Europe occidentale de choir, serait capable de la doter de cette paix persistante dont elle a besoin vis-à-vis de ses plus puissants rivaux à venir.

Puisque, cependant, selon les dispositions qu'elle prendrait, la Grande-Bretagne peut passer pour un instrument de salut ou un nouvel instrument de terreur et de perdition, il ne saurait être oiseux d'ouvrir, comme nous allons le faire incontinent, toute une division spéciale de notre Epilogue à l'historique et au contenu des combinaisons qui,

avant même que d'avoir vu le jour, entretiennent au loin le courage ou l'inquiétude.

Si le Gréa ter Britain constitue, dans sa formation éventuelle, un point noir à côté de F Amérique et de la Russie, si dans les appréhensions et réflexions allemandes une place est naturellement faite au plan d'un rapprochement douanier entre les parties du monde britannique s'avantageant réciproquement et à Tespoir fondé par Guillaume II, suivant les divulgations de son chancelier de Gaprivi à Dantzig, sur un contact plus intime des Etats européens au xx® siècle, il faut d'ailleurs reconnaître la placidité libre-échangiste dont ne s'est pas encore départie un seul instant l'Angleterre vis-à-vis des provocations de la politique commerciale américaine et moscovite. C'est même à cette inertie, a cette persévérance de l'Angleterre que des Allemands attribuent la responsabilité du dessous qu'ils disent avoir dans leurs rapports commerciaux tant avec l'Amérique du Nord, toujours attachée à son tarif Mac Kinley, tout en s'étant procuré sans équivalents positifs tous les profits de leurs traités de 1891, qu'avec la Russie, dont, malgré les concessions à elle faites,

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