ÉPILOGUE
certaine impression ne sera produite sur ces deux puissances, que si l'Angleterre sort de sa torpeur et que si les Allemands ne s'endorment pas pendant dix ans sur les lauriers que leur plus récente politique commerciale leur a fait conquérir. 11 s'agirait bien plutôt de conserver les regards fixés sur la politique commerciale de Tunivers entier, et d'être pénétré de la solidarité unissant toute TEurope centrale et occidentale, pour autant que par la densité de sa population elle serait vouée à Timportation de produits agricoles et à l'exportation de produits industriels, et par conséquent l'An-
remarque : les laines en masses, les soies grèges non doublées ni retordues, les cocons, déchets de soie et graines de ver à soie ; les crins, poils, soies, peaux, pelleteries, os, cornes, sabots et plumes à l'état brut, les oiseaux et volailles, les œufs, la cire d'abeille, les choux, le cidre, le liège brut, la fécule brute ; les fruits verts, mûrs ou secs, non dénommés; la garance moulue et préparée et ses extraits, les racines de chicorée, de réglisse et de pissenlit non moulues, les tourteaux oléagineux, les huiles végétales non comestibles ; les plantes, arbres, arbustes et vignes pour plants ; les semences de betteraves, fleurs et graminées ainsi que les bulbes ; les bois bruts, charbon de bois et goudron de bois; les escargots, etc.
Enfin le tarif des sucres est complètement remanié. Les primes de fabrication et d'exportation sont supprimées ; mais, en revanche, le droit sur les sucres étrangers supérieurs en couleur au type hollandais n° 16 et sur les sucres décolorés est porté de fr. 5,71 les iOO kg. à 40 ^'/o, plus 1 fr. 43 les 100 kg. ; — sur les sucres vesou, sirops de canne ou de betterave et sur les mélasses concentrées, le droit est de 40 o/o, sans addition de taxes spécifiques.
25 i LA POLITIQUE COMMERCIALE DE l' ALLEMAGNE
^leterre incluse et même en tête, contre d'immenses empires en progrès, exportateurs de produits terriens, dans la mesure que comporte la diplomatie mercantile.
Il est vrai que les exeiiaii&os germaniques que nous rapportons, et qui sont parfois un peu vacillantes, parce que l'arme a deux tranchants dont l'un pourrait bien blesser jusqu'aux conseillers, rencontrent en dedans même de l'Angleterre un courant qui est pour elles d'un assez bon augure, (^est le courant que les allures protectionnistes et prohibitionnistes des tarifs pendant les vingt dernières années y semblent avoir déterminé au sein de l'opinion publique et qui, dans Tère prochaine de la politique commerciale universelle, pourrait bien révéler une politique anglaise moins opiniâtrement insensible a toutes les injures. Nous voulons parler du courant vers un accord de l'Angleterre avec toutes ses colonies en vue d'une défense uniforme et d'un mode quelconque d'entente douay nière, du courant impétueux qui tient à transformer la Great Britain en Greater Britain, en Bretagne universelle, qui vise la constitution d'une ligue défensive, d'une communauté de moyens d'échange sous le nom de « Impérial Fédération » d'une part, et d'une association douanière sous le vocable de « Commercial Union » entre toutes les parties de l'empire britannique universel d'autre part. Si de pareilles tendances finissaient par pré-