‹ La politique commerciale de l'AllemagneChapitre 20 sur 39 · ÉPILOGUE · texte numérisé non relu

ÉPILOGUE

sèment d'une Angleterre universelle, d'un Greater Britain? Quelles sont les déterminations qui peuvent s'imposer à sa volonté ou à celle de son successeur? Qu'il veuille, dans un but défensif, rapprocher de l'Angleterre ses colonies, comment en douter chez celui qui a pu passer de la présidence de r Impérial Fédération League à la première magistrature de tout l'empire britannique? En tout cas, pour le moment, il ne se soucie certainement pas d'une communauté douanière plus étroite. L'union douanière proprement dite ne saurait lui convenir d'aucune façon, et vraisemblablement il ne se rangerait toujours pas encore à un pacte fondé sur des droits de faveur, comme pouvait Tentendre Hofmeyr. Mais, pour conserver politiquement les colonies à la mère patrie et réaliser cette œuvre politique de l'Impérial Fédération, ne sera-t-il pas conduit, nonobstant toutes les résistances, encore si vivaces en Angleterre, à céder à l'impulsion venant des colonies et à souscrire à un Greater Britain qui représente une alliance, non plus seulement défensive, mais encore nutritive? La question vaut la peine d'être traitée, en considération de l'intérêt majeur qu'offre sa solution pour la politique allemande dont, dans ce travail au moins, pas plus d'ailleurs que pour des raisons générales, il ne nous est permis de nous désintéresser. Or, il tombe d'abord sous le sens qu'une communauté faisant face à la défensive et aux frais de

e-ci et par conséquent Tlmperial Fédération irra aboutir plus facilement, si lord Rosebery cure aux colonies le pacte aux droits de faveur c ou sans Tarrière-pensée d'une complète union lanière ultérieure. On conçoit mieux un arrangent politico-commercial sans union financière onstitutionnelle que celle-ci sans celui-là. Réduit li seul, un conseil d'empire fédéral semble d'une Bur un peu douteuse pour les colonies. Ce qu'il it à ces dernières, ce sont des droits fort problétiques, ayant pour revers un amoindrissement idépendance politique . Une pure alliance défen- 3 rapporterait surtout de lourdes charges aux jnies, qui bénéficient, pour ainsi dire, gratuiteat, à l'heure présente, de la protection de la [•e patrie et de la considération à elle dévolue, nne même cette protection à leur échapper is une guerre où serait engagée la mère patrie, elles pourraient, en faisant défection à l'Angle- [•e, conclure en tout temps la paix avec les puisces qui la combattraient. Il faudrait donc, ible-t-il, une forte addition d'avantages réciques à l'importation, c'est-à-dire justement un cert instituant des droits de faveur, pour rendre sible cette entente politique à laquelle on ouvre dans la mère patrie tant d'adhérents, conts jusqu'ici par lord Rosebery. Faute d'en arriver est-on sûr que le Canada ne finira pas par entrer is l'association douanière des Etats-Unis et que

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