L. B. Krassine, op. cil., p
2. Le monopole du commerce extérieur est utilisé «comme une arme avec laquelle le gouvernement soviétique croit pouvoir frapper les pays étrangers. Les considérations d'ordre international ont toujours prévalu sous ce rapport ». Haensel, The economic policy of Soviet Russia, London, 1930, p. 146. « Naturellement, les chefs communistes se servent du monopole du commerce extérieur, comme d’une importante arme politique, », {bid., p. 168.
de certaines considérations, ils nous apparaîtront comme avantageux ou opportuns. »
« Par contre, si nous parvenons à réaliser un accord satisfaisant pour les deux parties. nous pourrons sans effort placer en Angleterre des commandes industrielles pour une somme de 150 millions de livres sterling... »
« Une vaste collaboration économique de la Grande-Bretagne avec l'U. R. S. S. en pleine évolution économique n’est possible qu’en rétablissant des relations diplomatiques normales entre nos gouvernements! ».
B. Raisons d'ordre économiques
Quels sont les objectifs économiques du monopole du commerce extérieur ?
La protection de la jeune industrie de l’U. R.S.S$., dont le développement est nécessaire pour assurer à l’U.R.S.S. son autonomie économique.
Mais si cette aspiration à l’autonomie économique et ce désir de protéger l’industrie soviétique contre la concurrence dangereuse de l’étranger peuvent être considérés comme formant les objectifs économiques du monopole du commerce extérieur, — ils n’en sont pas moins dominés par une préoccupation d'essence politique.
Le gouvernement soviétique et la presse ayant, à maintes reprises, affirmé leur conviction que tous les Etats capitalistes se sont assigné pour but « la destruction du seul Etat prolétarien », — la tâche immédiate de VU. R.S.S. consiste donc à en assurer la sécurité.
En conséquence, l’idée essentielle du premier plan quinquennal ainsi d’ailleurs que du second (quoique moins nettement accusée), — c’est la nécessité absolue de développer à tout prix l’industrie lourde, sans ménager ni efforts ni sacrifices, en prévision d’une guerre possible?.