‹ La Politique Commerciale de L'U.R.S.SChapitre 27 sur 70 · Sowielwirischaft und Aussenhandel, 1933, I Augustheft · texte numérisé non relu

Sowielwirischaft und Aussenhandel, 1933, I Augustheft

2. L. B. Krassine, Problèmes de commerce extérieur, Moscou-Léningrad, 1928 (en russe), p. 334.

3. Les économistes allemands sont unanimes pour ne voir dans la politique des Soviets qu’une simple continuation de la politique tzariste, ce que les auteurs soviétiques nient Catégoriquement. Dans un article, Foreign Affairs (janvier 1934), intitulé « The bases of Soviet Foreign Policy ». M. Karl Radek écrit : « The attempt to represent the foreign policy of the Soviet Union, as a continuation of tsarist policy is ridiculous ».

mercé de la Russie avec les pays limitrophes de l'Aster ».

. Dans les traités de commerce conclus en 1894 et 1904, entre l’Allemagne et la Russie, les parties contractantes s’obligent réciproquement « à ne gêner par aucune défense d'importer ou d’exporter, les échanges réciproques entre les deux pays, à tolérer également le transit, pour autant qu'il ne s’agit de voies fermées ou susceptibles d’être fermées au transit ».

Par cette clause, l’Empire russe se réservait le droit de fermer les voies au trafic des marchandises, droit dont il a largement usé pour rendre impossible le transit des marchandises étrangères à destination des pays limitrophes d'Asie. Ce n’est que peu d'années avant la guerre que l’Allemagne obtint la possibilité d’expédier des marchandises en Perse, via la Russie, par colis postaux ne dépassant pas un poids déterminé?.

S'il est inexact d'affirmer que l’amitié des peuples d'Orient est plus chère à l’U. R. $. $. que les avantages matériels immédiats, par contre il est difficile d'admettre avec les économistes allemands que la politique soviétique ne soit que la continuation de la politique asiatique des Tzars. L'Empire russe poursuivait méthodiquement en Asie son expansion politique et économique, la Russie des Soviets y recherche des alliés contre «le monde capitaliste ». Dans le domaine économique, les Soviets n’ont point à redouter la concurrence des peuples asiatiques, dont l’industrie est encore peu développée; d’autre part, se trouvant à proximité des marchés d'Orient, fabriquant des produits adaptés à leurs besoins, de qualité souvent inférieure, mais à des prix très bas, la Russie des Soviets n’a pas beaucoup à redouter la concurrence des pays européens sur les marchés asiatiques.

C'est pourquoi, on trouve fréquemment dans les traités de commerce soviétiques avec les limitrophes asiatiques; la clause du libre transit des marchandises européennes à travers le territoire de l’U. R.S$.S. (Voir l’article 6 du Traité avec l'Afghanistan du 13 août 1921; voir aussi l’article 20

1. Cité d’après Ito, Clause de la nation la plus favorisée, Paris, 1930, p. 315- 2. Kleinov, op. cit., p. 280,

de la convention russo-persane du 12 décembre 1921.)

L'article 6 du traité avec l'Afghanistan stipule, en effet, que «la Russie autorise sur son territoire le libre transit de marchandises de toutes sortes que l’Afghanistan aura achetées directement ou par l'intermédiaire des organismes d'Etat soviétique, à l’étranger » (c’est-à-dire dans des pays autres que la Russie).

Le texte de l’article 20 du traité russo-persan du 12 décembre 1921, dit :

« Les parties contractantes s'accordent mutuellement le droit de transit pour les marchandises via la Perse ou via la Russie, vers les Etats tiers. Ces marchandises ne doivent pas être frappées de plus hauts tarifs que celles des nations les plus favorisées, à l’exception toutefois des nations alliées de la Russie. »

Il est clair que si la politique économique de l’U. R.S.S. en Asie n’est point la politique désintéressée dont a parlé Krassine dans son discours cité plus haut, ses visées politiques et économiques diffèrent essentiellement de celles de l’Empire des Tzars. Aussi, est-il évident que pour les atteindre, les moyens préconisés diffèrent.

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